Guinée : le mot d’ordre de grève des enseignants maintenu

Refusant de reprendre les cours depuis le 4 octobre, les enseignants guinéens maintiennent leurs revendications.

Ils réclament le payement d’un salaire de base d’au moins 8 millions de francs Guinéens soit environ 500 mille francs CFA.

Selon Boubakar Soumah, le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs, cette réclamation figure dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement le 13 mars dernier.

Face à leur refus de reprendre les cours, le gouvernement menace de prendre des sanctions. Les autorités de Conakry ont décidé de geler les salaires des mois d’octobre et novembre.

La décision du gouvernement a suscité la colère des travailleurs du secteur de l’enseignement.

Leur porte parole, Boubakar Soumah estime que cette mesure vise à décourager les membres de leur corporation et de saboter leur mouvement.

Mais malgré cette décision gouvernementale, 90 pour cent des enseignants du secteur public sont restés chez eux, a affirmé M. Soumah.

En assemblée générale samedi 1er décembre 2018, au siège du SLECG (Donka), les membres du bureau exécutif du syndicat ont dénoncé des arrestations et condamnations d’instituteurs.

Selon le secrétaire général du SLEGG, certains enseignants auraient décidé d’abandonner les cours preuve précise Boubakar Soumah, du durcissement du mouvement.

Il a souligné la réception d’un courier de solidarité de l’internationale de l’éducation, en guise de soutien aux enseignants grévistes, et l’invite faite au gouvernement d’ouvrir les négociations par le Comité syndical francophone de l’Éducation et de la Formation.

D’après Par ailleurs, le secrétaire général du SLECG a informé de la décision de l’UNESCO « de décréter l’année blanche en Guinée, si d’ici la fin du mois de décembre 2018 les cours n’arrivent pas à reprendre sur toute l’étendue du territoire ».

Avec BBCAfrique et Guinée360

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