Mozambique: les forces l’ordre accusées d’abus contre les islamistes

Un rapport de l'Ong Human Right Watch accuse les forces de l'ordre mozambicaines d'exécutions extra judiciaires

Dans un rapport publié mardi, l’Ong Human right watch accuse les forces de sécurité Mozambicaine d’avoir commis des exécutions extra judiciaires au nom
de la lutte contre le terrorisme.

D’après l’Ong de défense des droits humains, les forces de l’ordre se sont rendues coupables de “graves violations” en réprimant l’insurrection
islamiste dans le nord du pays.

Sur la foi de témoignages recueillis depuis août dernier, l’ONG affirme que l’armée et la police ont exécuté de manière sommaire des dizaines de
personnes.

Plusieurs personnes sont détenues arbitrairement et certains suspects subissent de mauvais traitements.

Depuis plus d’un an, ces islamistes, qui prêchent l’application pure et dure du Coran, multiplient les attaques contre les villages et les forces de
sécurité dans la province à majorité musulmane du Cabo Delgado, riche en ressources gazières.

Il n’y a pas de bilan officiel concernant les arrestations et raids des forces de sécurité. Mais selon la population et la presse locales, plus d’une
centaine de personnes ont été tuées parmi les civils, des dizaines de villages détruits et de milliers de personnes ont fui leurs maisons.

D’après HWR, il y a huit jours, douze personnes ont trouvé la mort lors d’une attaque attribuée aux islamistes qui a visé un village proche de la
frontière avec la Tanzanie.

Le président Filipe Nyusi a promis l’éradication de ce groupe et envoyé de nombreux renforts dans la région.

Selon le représentant de HRW pour l’Afrique australe, Dewa Mavhinga “Les autorités mozambicaines doivent immédiatement mettre un terme aux abus de leurs
forces de sécurité et en déférer les auteurs devant la justice”.

Pour Dewa Mavhinga “Les violences des insurgés ne peuvent justifier aucune violation des droits de l’homme”.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole national de la police mozambicaine, Inacio Dina, a refusé de commenter en détail les allégations de l’ONG. Il a assuré que les forces de l’ordre respectaient “la loi”.

Début octobre 189 islamistes présumés pour la plupart des étrangers détenus dans une prison de Pemba (nord) ont comparu.

Soixante-dix d’entre eux, qui avaient été mis en liberté sous contrôle judiciaire, ont depuis cessé de comparaître et sont considérés comme des
fugitifs, a indiqué à l’AFP un porte-parole du tribunal, Zacarias Napatima.

Source : Agence France Presse


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