Tanzanie: deux sociétés égyptiennes vont construire un barrage sur la rivière Rufiji

Les sociétés, Arab Contractors et El Sewedy Electric, choisies pour construite une centrale sur la rivière Rufiji, dans la réserve de Selous, ont signé mercredi à Dar es Salaam le contrat avec la partie tanzanienne, en présence du président Magufuli et du Premier ministre égyptien Mostafa Madbouli.

Les deux sociétés égyptiennes vont construire un puissant barrage hydroélectrique sur la rivière Rufiji, dans la réserve de Selous (sud), réputée pour son riche et vaste écosystème. Mais cette réserve tanzanienne est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.

L’Unesco a plusieurs fois réclamé l’annulation de ce projet, qu’elle considère comme « incompatible » avec le statut de site classé au Patrimoine mondial de la réserve.

Pourtant, la construction de ce barrage d’une capacité de 2.100 mégawatts est un projet auquel tient le président John Magufuli en dépit des protestations des défenseurs de la nature.

Dans son allocution, le chef de l’Etat tanzanien a rejeté les affirmations selon lesquelles le barrage aura un impact négatif sur l’environnement. Il a réaffirmé que son pays comptait sur cette installation pour son développement industriel.

« Nous sommes déterminés à renforcer le développement de notre économie. Il nous faut de l’électricité sûre, suffisante. Nous ne reculerons pas », a déclaré M. Magufuli.

Selon le ministre tanzanien chargé de l’Energie, Medard Kalemani, les deux sociétés égyptiennes ont trois ans pour construire le barrage, une projet évalué à trois milliards de dollars.

D’après les autorités tanzaniennes, l’électricité générée par la future centrale permettra d’une part de répondre aux besoins de la Tanzanie et d’autre part pourra être exportée vers les pays voisins à des prix compétitifs.

Le braconnage, l’exploitation minière et le manque de financements sont les autres menaces auxquelles est confronté Selous, qui couvre 50.000 km2 et abrite une des plus fortes concentrations au monde d’éléphants et de rhinocéros noirs, notamment.

Avec l’Agence France Presse

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