Barrage Kandadji au Niger : le plan de relogement des populations impactées lancé dans sa 2e phase

Environ 436 millions de dollars américains, dont 60 millions de la Bad ont été mobilisés pour mettre en oeuvre la 2e phase du Plan d’action de réinstallation (PAR 2) des populationstouchées par le programme de construction du barrage de Kandadji.

Le Plan d’action de réinstallation (PAR 2) des populations affectées par la construction du barrage de Kandadji doit permettre d’accélérer le processus de relogement de près de 50 000 personnes situées dans 24 villages. Le barrage de Kandadji est situé sur le fleuve Niger, à 180 kilomètres de Niamey, la capitale, et à 60 kilomètres en amont de la frontière du Mali. Le futur barrage est à la fois stratégique, structurant, multisectoriel, de portée nationale et transfrontalière.

Les populations bénéficieront d’une nette amélioration de leurs conditions de vie grâce à la satisfaction de leurs besoins en électricité, eau, et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. Le programme contribuera à améliorer l’accès à l’eau pour le développement agricole afin de mettre en valeur le potentiel des 45 000 hectares de terres irrigables de la Vallée du Niger.

Mieux, le barrage de Kandadji aidera à réduire la variabilité saisonnière grâce à la création d’un réservoir d’une capacité suffisante de 1,443 milliard de mètres cubes, qui répond aux exigences de soutien d’étiage, le déstockage de l’eau pour renforcer le débit du fleuve, de 120 mètres cubes par seconde à Niamey.

L’augmentation de la capacité de production nationale d’énergie hydroélectrique, d’une capacité de 130 mégawatts, et d’une production de 629 gigawatts-heure est également prévue, ce qui permettra d’améliorer le taux de couverture des besoins du pays en énergie. Enfin, le programme contribuera au renforcement de l’intégration régionale.

L’exécution du plan d’action PAR 2 constitue donc « une étape significative sur le chemin critique de la réalisation du programme en raison des impacts structurants de Kandadji sur l’économie nigérienne », soutient Charles Boamah, vice-président principal de la Banque africaine de développement.

 » Malgré les imperfections inhérentes à toute œuvre humaine d’envergure et en dépit de la complexité de Kandadji, l’enthousiasme des populations, ainsi que la forte détermination des hautes autorités du Niger sont restés fermes. Aucun programme de développement n’aura suscité un intérêt aussi durable et une attente aussi forte de la part de la nation nigérienne « , note pour sa part Aichatou Boulama Kané.

« L’élaboration du PAR 2 a fait l’objet de larges consultations publiques durant l’été 2018 : l’occasion de partager les résultats avec les populations, d’être à l’écoute de leurs préoccupations, et de saluer le concours efficace de la société civile pour la réussite de ces consultations « , ajoute Mme Kané.

Le programme Kandadji fait partie du Plan d’action de développement durable (PADD) du Bassin du Niger et la construction des barrages de Fomi et de Kandadji, constitue une mesure efficace d’adaptation aux effets du changement climatique, en raison de la mise en place de grands réservoirs d’eau pour l’irrigation en saison sèche et du maintien des débits d’étiage », explique Charles Boamah, vice-président principal de la Banque africaine de développement.

Avec APO Group

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