Zambie : vers la révision du code minier

Les autorités zambiennes envisagent de réviser le code minier national pour réduire à minima l’impact des fluctuations des cours sur les marchés internationaux.

La Zambie veut réduire l’impact des fluctuations des cours de l’exploitation minière sur le marchés internationaux en procédant à une hausse des taxes.

La Zambie, deuxième producteur de cuivre d’Afrique prévoit d’introduire de nouvelles redevances, de remplacer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par une taxe sur les ventes et d’augmenter les redevances actuelles, à compter de janvier.

Ces aménagements visent à aider le pays à réduire la dette publique croissante d’autant que l’exploitation minière représente plus de 70% des recettes en devises de la Zambie.

A Lusaka, le secteur minier est dominé par les entreprises First Quantum, Glencore et Vedanta Resources.

« Le régime proposé fera en sorte que plus de 58% des producteurs de cuivre de la Zambie seront dans une position déficitaire par rapport aux prix actuels », a déclaré lors d’une conférence de presse le président de la Chambre des mines de Zambie, Goodwell Mateyo.

Le gouvernement estime que la révision du code minier devrait permettre au pays d’atteindre 1,3 milliard de dollars l’an prochain en terme de recettes fiscales contre 800 millions de dollars cette année.

La chambre s’attend toutefois à ce que les revenus issus de l’exploitation minière atteignent environ 840 millions de dollars, a déclaré Mateyo.

Le gouvernement doit encore aux sociétés minières entre 550 et 600 millions de dollars de remboursement de la TVA, que l’administration fiscale a promis de payer l’année prochaine, a déclaré le directeur de la chambre, Sokwani Chilembo.

Les inquiétudes concernant la dette croissante de la Zambie, ainsi que les accusations de nouveaux emprunts cachés et de la corruption du gouvernement, ont effrayé les investisseurs et les donateurs occidentaux ces derniers mois.

Le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu les discussions sur un programme d’aide en raison des dettes de la Zambie, qu’il qualifie d’insoutenable.

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