Répression des manifestations au Soudan : l’opposition s’offusque

Ces manifestations ponctuées également par des arrestations surviennent dans un contexte de crise économique marquée par une inflation de près de 70%

Le chef de file de l’opposition soudanaise, Sadek al-Mahdi, a condamné samedi la “répression armée” des manifestations en cours dans plusieurs villes du pays.

Des manifestations contre la hausse du prix du pain ont lieu depuis mercredi au Soudan.

Elles font suite à la décision des autorités, cette semaine, d’augmenter le prix du pain de 1 à 3 livres soudanaises (de 2 à 6 centimes d’euros).

Ces protestations ont fait au moins huit morts -six à Al-Gadaref (est) et deux à Atbara (est) lors de heurts avec les forces anti-émeutes.

Devant les faits, le leader de l’opposition soudanaise, Sadek al-Mahdi qui dirige le parti Al-Oumma, l’une des plus anciennes formations politiques du pays, a condamné lors d’une conférence de presse à Omdourman, ville voisine de la capitale Khartoum ces “décès”.

Cette “répression” a “conduit à la mort de 22 martyres” et fait “plusieurs blessés”, a-t-il estimé, en appelant à une “enquête nationale et internationale”.

Dernier Premier ministre démocratiquement élu du Soudan, M. Mahdi a été chassé du pouvoir par le coup d’Etat fomenté en 1989 par l’actuel président Omar el-Béchir. Après plusieurs années d’exil, il est revenu au pays cette semaine.

Ces manifestations ponctuées également par des arrestations surviennent dans un contexte de crise économique marquée par une inflation de près de 70% et une plongée de la livre soudanaise face au dollar.


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*