L’armée burundaise s’oppose à la réduction de ses effectifs en Somalie

Dans un communiqué, l’armée burundaise, s’est dite opposée à la décision de la Commission de l’UA de réduire le nombre de ses soldats en Somalie.

La décision de la Commission de l’Union Africaine (UA) de réduire le contingent burundais au sein de l’Amissom, la Mission de l’Union africaine en Somalie ne passe pas.

Dimanche, l’armée par le biais de son porte-parole, le colonel Floribert Biyerke, a fait savoir qu’elle conteste la décision de la Commission de l’UA de ne rapatrier que des soldats burundais. Elle souhaite en effet que cette réduction des effectifs se fasse au prorata du nombre de soldats déployés par chaque pays contributeur.

En effet, d’ici au 28 février 2019, 1.000 des soldats burundais déployés en Somalie pour la force de l’Union africaine dans ce pays (Amisom) devront regagner le pays.

Pour l’armée burundaise, la décision de l’UA n’est pas conforme aux conclusions de la dernière réunion du comité de coordination des opérations militaires de l’Amisom le 30 novembre à Addis Abeba.

Mais un haut responsable de l’UA précise que la décision de ne rapatrier que des soldats burundais est motivée par le fait que « le contingent burundais a un problème aigu de matériel (militaire) ».

A ce jour, 5.400 militaires burundais sont déployés en Somalie. C’est le deuxième plus gros contingent des 21.500 soldats de l’Amisom, derrière l’Ouganda qui dispose de 6.200 hommes dans ce pays.

L’UA compte réduire les effectifs de l’Amisom estimés à environ 20.000 soldats. Cette réduction s’inscrit dans le cadre d’un désengagement progressif des troupes africaines, appelées à être remplacées par une armée somalienne encore
embryonnaire.

L’Amissom combat depuis 2007 les insurgés islamistes radicaux somaliens. La force est composée de troupes venant d’Ouganda, du Burundi, d’Ethiopie, du Kenya et de Djibouti.

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