Mali : vers le désarmement des groupes armés du centre du pays

Le premier ministre malien, Soumeylou Boubeye Maïga a annoncé le démarrage du processus de désarmement des milices d’autodéfense communautaires et des combattants jihadistes dans le centre du Mali.

Ce processus doit démarrer ce lundi à en croire le chef du gouvernement malien qui s’exprimait via un tweet.

Soumeylou Boubeye Maïga a fait savoir que la présence militaire sera renforcée dans le centre du Mali pour plus d’efficacité du processus de désarmement des milices d’autodéfense communautaires et des combattants jihadistes.

« les forces de défense et de sécurité seront déployées dans la région afin qu’elles puissent notamment intervenir sur les cours d’eau », a déclaré samedi sur Twitter M. Maïga, sans plus de précisions.

Et d’ajouter, « Avec l’ensemble des communautés, nous sommes convenus du lancement du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) dans la région de Mopti qui débutera dès ce lundi 24 décembre 2018 ».

Le premier ministre malien, reconduit à son poste après la réélection en août du président Ibrahim Boubacar Keïta, s’exprimait à la fin d’une première visite vendredi et samedi à Mopti, la capitale régionale.

Signé en 2015 par le gouvernement malien et des groupes soutenant l’ex-rébellion du nord du pays à dominante touareg, un accord de paix prévoyait un processus de cantonnement des combattants des groupes signataires en vue de leur intégration à la fonction publique, y compris au sein de forces armées, ou de leur « désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR) dans la vie civile.

Ce déplacement intervient après l’annonce par Bamako et Paris de la mort d’Amadou Koufa, prédicateur peul à la tête d’un groupe lié à Al-Qaïda, tué dans une opération menée les 22-23 novembre par les troupes françaises de Barkhane.

Il y a quatre ans des affrontements entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, majoritairement agriculteurs ont éclaté dans le centre du Mali.

Les Bambaras et les Dogons accusent les peuls d’être complices des jihadistes, tandis que les Peuls reprochent à l’armée de laisser faire, voire d’encourager, les actions des groupes de chasseurs traditionnels.

Signé en 2015 par le gouvernement malien et des groupes soutenant l’ex-rébellion du nord du pays à dominante touareg, un accord de paix prévoyait un processus de cantonnement des combattants des groupes signataires en vue de leur intégration à la fonction publique, y compris au sein de forces armées, ou de leur « désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR) dans la vie civile.

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