RDC : le représentant de l’UE à Kinshasa devenu « indésirable »

Les autorités congolaises ont « invité instamment » l’UE à rappeler son représentant en RDC « dans les 48 heures ».

48Heures, est le temps qu’a accordé au représentant de l’Union Européenne (UE) par Kinshasa pour quitter le territoire congolais.

Les congolaises ont enjoint jeudi à l’UE de rappeler dans les « 48 heures » son représentant en République démocratique du Congo, après le prolongement de ses sanctions visant 14 personnalités congolaises, dont Emmanuel Ramazany Saddary, dauphin du président Kabila et candidat du pouvoir à la présidentielle du 30 décembre 2018.

Lors d’une déclaration en présence des diplomates occidentaux, dont le chef de mission de l’UE, le Belge Bart Ouvry, le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a notamment signifié que « Cette mesure sanctionne d’une part le comportement répréhensible de l’intéressé et d’autre part s’inscrit dans le cadre de la réciprocité » aux mesures européennes, a insisté le ministre d’une voix tendue.

M. She Okitundu s’est insurgé contre « les sanctions infligées unilatéralement par le Conseil européen à d’éminentes personnalités » de la RDC précisant qu’il avait demandé la « levée » ou la « suspension » des sanctions « jusqu’au terme des élections générales en RDC ».

« Ce plaidoyer, patiemment engagé, demeure sans écho surtout après le renouvellement desdites mesures par le Conseil européen de ce mois de décembre 2018 », a-t-il déclaré.

Pour rappel, l’UE a prolongé d’un an c’est à dire du 10 décembre 2018 au 10 décembre 2019, ses sanctions contre 14 responsables du régime du président congolais Joseph Kabila.

Ces derniers, dont le dauphin du président Kabila sont accusés par l’Union Européenne de violations des droits de l’homme.

Les sanctions européennes qui sont des gels d’éventuels avoirs et l’interdiction de visa avaient été prises début 2017 d’alors M. Ramazani Shadary était ministre de l’Intérieur.

Cette mesure de réciprocité des autorités de Kinshasa survient à trois jours des élections générales prévues dans le pays le 30 décembre prochain après trois reports successifs.

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