RDC : Félix Tshisekedi présente ses excuses à l’UE après l’explusion de son représentant

Le président de l’UDPS, Félix Tshisekedi a vendredi présenté des excuses à l’UE et à son représentant Bart Ouvry expulsé de Kinshasa.

A moins de 48h des élections du 30 décembre le ton ne cesse de monter en République démocratique du Congo suscitant une vive inquiétude auprès ses voisins qui ont dépêché une mission via la SADC pour observer les scrutins de dimanche.

Les manifestations de Béni, Butembo et Yumbi après le report partiel des élections dans ces régions à cause de l’épidémie d’ébola et les violences communautaires qui ont fait des dizaines de victimes, en sont la parfaite illustration de ce que pourrait être la RDC après ces joutes électorales.

Mieux, la fermeture par la commission électorale congolaise de plus de 1000 bureaux de vote à Kinshasa illustre encore plus les tensions actuelles à quelques heures des élections.

Pour rappel, les protestations de vendredi à Béni ont fait un mort et au moins quatre blessés.

Dans un tweet vendredi et s’exprimant après l’expulsion du représentant de l’UE à Kinshasa par les autorités congolaises, le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Félix Tshisekedi a présenté des excuses à l’Union Européenne (UE) et à son représentant, Bart Ouvry.

« Cette expulsion de l’Ambassadeur de l’UE illustre bien la nervosité et l’incertitude qui règnent dans le camp sortant », a écrit Félix Tshisekedi. Et d’ajouter « Je présente, au nom de la RD Congo, mes excuses à Bart Ouvry et à l’UE, et m’engage à le rappeler à Kinshasa et à rouvrir la Mson Schengen, dès mon élection prochaine ».

En effet, les autorités congolaises via le ministre des Affaires Etrangères, Léonard She Okitundu, a notamment signifié que l’expulsion du représentant de l’UE était  » d’une part le comportement répréhensible de l’intéressé et d’autre part s’inscrit dans le cadre de la réciprocité » aux mesures européennes contre des responsables du régime de Kinshasa, dont Emmanuel Ramazany Shaddary accusés par l’UE de violation des droits de l’homme.

Pour rappel, l’UE a prolongé d’un an c’est à dire du 10 décembre 2018 au 10 décembre 2019, ses sanctions contre 14 responsables du régime du président congolais Joseph Kabila.

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