Burkina Faso: « état d’urgence » décrété dans plusieurs provinces

Les autorités burkinabè ont décrété lundi « L’état d’urgence » dans plusieurs provinces du Burkina Faso pour tenter de lutter contre le terrorisme.

Ces mesures font suite à une rencontre avec la hiérarchie militaire, convoquée au lendemain de la mort de dix gendarmes, tués jeudi dans une embuscade à Toeni, une localité située au nord-ouest de Ouagadougou.

Selon le ministre burkinabè de la Communication Remis Fulgance Dandjinou « L’Etat d’urgence concerne « plusieurs provinces » à l’intérieur de sept régions (sur les 13 que compte le pays) notamment les régions des Hauts Bassins, de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-est, de l’Est, du Nord et du Sahel. Les détails sur les provinces concernées seront précisés dans un décret présidentiel ».

« Des instructions pour des dispositions sécuritaires particulières ont été données sur toute l’étendue du territoire », a précisé le porte parole du gouvernement burkinabè.

Le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques se sont ensuite étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Togo et du Bénin, qui est désormais une deuxième grande zone d’insécurité.

Pour le moment, les forces burkinabè semblent incapables d’enrayer le mouvement et les jihadistes étendent leur influence sur des étendues de plus en plus grandes. De nombreux observateurs craignent que d’autres régions suivent.

« Ces dispositions ont pour objectif d’assurer avec sérénité et efficacité la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et de ramener la quiétude au sein des populations », selon M. Dandjinou.

L’état d’urgence accorde notamment des pouvoirs supplémentaires aux forces de défense et de sécurité dont celui d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit. Certaines libertés fondamentales peuvent être restreintes, comme la liberté de circulation.

En outre, « Le conseil a échangé sur les nouvelles mesures visant à accélérer la réorganisation opérationnelle des forces de défense et de sécurité, l’amélioration du maillage du territoire, le renforcement de la vigilance et la protection de la population et des infrastructures », a précisé le ministre.

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