Putsch raté au Gabon : l’ère des “coups d’état” est révolue en Afrique (président Buhari)

Lundi, des soldats ont investi la radio nationale gabonaise appelant à l'insurrection populaire

Le président nigérian Muhammadu Buhari a exhorté l’armée gabonaise à se conformer aux dispositions constitutionnelles et à emprunter les voix démocratiques pour accéder au pouvoir.

A Libreville, l’atmosphère est encore pesante 48h après la tentative de putsch organisée par une dizaine de militaires de la Garde d’honneur, un régiment de la Garde républicaine chargée d’assurer la sécurité du président de la République.

On se souvient encore de ce message lu sur les ondes de la radio et la télévision nationales gabonaises par le lieutenant, Kelly Ondo Obiang appelant à l'”insurrection populaire”.

Après l’assaut donné par les forces on apprendra que deux des mutins ont été tués et huit autres dont le lieutenant Ondo Obiang ont été arrêtés.

C’est dans ce climat de peur et d’incertitude que dans un message le président nigérian, Muhammadu Buhari a exhorté les militaires gabonais à emprunter les voix constitutionnelles et démocratiques pour accéder au pouvoir.

“L’ère des coups d’état militaires est révolue en Afrique” a insisté le président nigérian que cite l’agence gabonaise de presse.

A ce jour, “tout est sous contrôle à Libreville” d’après Guy Bertrand Mapangou, porte parole du gouvernement gabonais.

Il a par ailleurs précisé que les mutins avaient été confiés au procureur de la république dans le cadre d’une enquête ouverte à cet effet.

L’objectif est de comprendre comment ces soldats ont pu pénétré la maison de la radio Georges Rawiri sur le Boulevard Triomphal au 2e arrondissement de la Gabonaise, pourtant l’édifice est 24h/24 sous surveillance de gendarmes.

Les autorités gabonaises veulent surtout savoir établir si les présumés putschistes ont bénéficié de complices à quels que niveaux que ce soient.


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*