Une délégation chinoise en Afrique pour promouvoir les énergies renouvelables

Le représentant spécial du président chinois, Yang Jiechi a entamé une tournée en Afrique qui le conduira en Egypte, en Guinée équatoriale et au Cameroun pour promouvoir les énergies renouvelables.

Ces dernières années, la Chine a apporté son expertise aux pays africains pour exploiter les énergies renouvelables en faveur du développement vert et durable. Le manque d’électricité entrave le développement économique et social de l’Afrique.

Pour s’attaquer à la pénurie d’énergie et faire face au changement climatique, la Chine a offert son assistance pour l’exploitation des énergies renouvelables sur le continent riche en ressources solaires, hydroélectriques, éoliennes et géothermiques.

C’est dans cette dynamique qu’au nord de la ville marocaine de Ouarzazate, l’empire du milieu a fait contruire une tour solaire de 248 mètres de haut, dans le cadre du projet solaire thermique à concentration (CSP) NOOR III au Maroc.

Le Maroc projette de porter la proportion d’énergie renouvelable dans sa consommation totale d’électricité à 42% d’ici 2020. Dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR), les constructeurs chinois ont fourni un appui solide à la restructuration énergétique de ce pays d’Afrique du Nord.

Le complexe solaire NOOR, un projet en quatre phases, est la plus grande centrale CSP en construction au monde. A l’issue du projet, le complexe fournira de l’énergie propre à plus d’un million de ménages marocains et exportera même de l’électricité excédentaire vers l’Europe.

Mieux, l’assistance chinoise a aussi été d’un apport précieux en Guinée, en Afrique de l’Ouest. Au terme de huit années de réforme et d’investissements dans le secteur énergétique, la Chine a permis au pays d’améliorer le taux de desserte en électricité dans pays. Le taux de couverture en électricité est passé de 51 à 86%, a annoncé ce mois-ci le ministre guinéen de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla.

Il a également précisé que la production d’énergie était passée de 696 GWh avant la construction des barrages hydroélectriques de Kaléta et Souapiti, en coopération avec la Chine, à 1.876 GWh en 2018.

Dans l’extrême-sud de l’Afrique, la centrale éolienne de De Aar dans la province sud-africaine de Cap-Nord est officiellement entrée en service en novembre 2017. Il s’agit du premier projet éolien en Afrique dont l’investissement, la construction et la gestion ont été pris en charge par la Chine.

Ce projet peut générer 600 GWh d’énergie verte chaque année en satisfaisant la demande électrique de 85.000 habitants locaux. Cela équivaut à économiser 215.800 tonnes de charbon standard et à prévenir l’émission de 619.900 tonnes de gaz carbonique chaque année.

En août 2017, l’Alliance d’innovation et de coopération sur les énergies renouvelables Chine-Afrique (AICERCA) a été établie pour promouvoir la coopération entre les deux parties sur les énergies propres.

Selon un plan de développement durable, l’AICERCA aidera à établir des systèmes d’approvisionnement et de transmission d’électricité en Afrique au travers de projets de partenariat public-privé (PPP). L’alliance se focalisera sur les sources d’énergie les plus pratiques et propres, ainsi que sur leurs solutions de financement.

Selon un mémorandum d’accord signé en décembre 2017 entre l’IAER et l’AICERCA, les deux parties déploieront leur coopération dans la génération d’énergies renouvelables en Afrique alors que du côté chinois, les fournisseurs de réseaux intelligents et les principaux fabricants de ce secteur offriront des soutiens technologique et financier.

Cette action, qui fait partie intégrante des efforts de transfert de technologies de la Chine préconisés par le Programme de développement des Nations Unies, vise à mieux déployer et répartir les technologies liées aux énergies renouvelables en Afrique.

Source : Xinhua

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