La Tunisie paralysée par une grève générale

Le trafic ferroviaire, aérien et les transports en commun sont perturbés par une grève générale déclenchée jeudi à l’appel de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Ce mouvement de grève d’une journée fait suite au refus du gouvernement d’augmenter les salaires de 670.000 fonctionnaires.

La Tunisie subit les pressions du Fonds monétaire international pour geler les salaires du secteur public dans le cadre des réformes visant à réduire son déficit budgétaire.

La grève d’une journée a touché les aéroports, les ports, les écoles, les hôpitaux, les médias d’État et la fonction publique tunisienne.

La compagnie aérienne tunisienne Tunisair, qui appartient à l’État, qui s’attend à des perturbations majeures de son programme de vols en raison de la grève a exhorté les clients à modifier leurs réservations.

A l’aéroport de Carthage à Tunis, la capitale, la plupart des vols ont été annulés et les comptoirs d’enregistrement fermés, laissant des centaines de passagers en colère bloqués.

Le premier ministre tunisien Youssef Chahed qui a reconnu que la grève coûterait très cher à l’Etat, a toutefois laissé entendre que le gouvernement ne pouvait se permettre d’augmenter les salaires.

Selon des sources gouvernementales et syndicales, le gouvernement avait proposé de dépenser environ 400 millions de dollars en augmentations salariales alors que l’UGTT avait demandé environ 850 millions de dollars.

La Tunisie a conclu un accord avec le FMI en décembre 2016 pour un programme de prêts d’une valeur d’environ 2,8 milliards de dollars afin de réformer son économie en difficulté.

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