Manifestations au Zimbabwe : l’UE dénonce l’usage “disproportionné” de la force

Des violences ont éclaté à Harare et Bulawayo contre la hausse annoncée du prix du carburant

Des manifestations ont éclaté lundi au Zimbabwé notamment à Harare la capitale après l’annonce par le président Emmerson Mnangagwa de la hausse du prix du carburant.

Au moins trois personnes sont mortes au Zimbabwé pour la plupart par balles lors de manifestations survenues lundi pour protester contre la hausse annoncée du prix du carburant.

Une mesure selon le président Emmerson Mnangagwa pour faire face à la pénurie recurrente des produits pétroliers dans le pays et pour mettre un fin à leur vente illicite.

Jeudi soir, l’Union européenne a dénoncé le recours “disproportionné” à la force pour réprimer la fronde sociale qui agite ce pays.

Dans un communiqué, la porte-parole de la Commission européenne, Maja Kocijancic a fait savoir que “L’escalade de la violence ces derniers jours au Zimbabwe a été aggravée par l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité. Nous attendons du gouvernement qu’il respecte les droits de l’Homme et l’Etat de droit (…) et qu’il garantisse une procédure légale adéquate à ceux qui sont détenus”.

Dans une déclaration également jeudi, l’Association des médecins du Zimbabwe pour les droits humains (ZADHR) a indiqué que ses membres avaient soigné environ 170 blessés, dont 68 touchés par des balles.

Selon l’AFP, la police et l’armée, quadrillaient toujours jeudi les rues du centre de Harare et de Bulawayo (sud), les deux principales villes du pays, touchées par la grève générale déclenchée par le principal syndicat du Zimbabwe (ZCTU).

Selon de nombreuses ONG locales et l’opposition au moins 16 personnes sont mortes dans les manifestaions déclenchées lundi.


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