Mozambique: 120 millions USD de la BAD pour doper l’agriculture

Le tableau de bord de la responsabilité nutritionelle vise à sensibiliser les gouvernements africains

Dans le cadre du projet de gestion durable des ressources en terres et en eau (SLWRMP), la Banque Africaine de développement a permis au Mozambique d’améliorer sa production agricole.

Au cours des dix dernières années, le gouvernement a affecté 120 millions USD de la BAD à des projets de développement agricole et rural, bénéficiant à 240 000 personnes.

Ces investissements ont permis d’améliorer la production agricole, de régénérer davantage les terres et de créer nouvelles opportunités économiques.

Ces fonds ont aidé à construire des infrastructures hydrauliques destinées à réguler le ruissellement naturel de l’eau et à faire face aux inondations. Cela a permis de résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau dans les zones rurales du Mozambique et aux agriculteurs de diversifier leurs cultures pour adopter de nouvelles cultures comme le riz, autrefois cultivable que dans les zones semi-arides.

À Massangena par exemple, les agriculteurs récoltent et consomment maintenant du riz cultivé localement, mettant ainsi fin au mythe selon lequel les sols de Massangena ne peuvent pas produire de riz.

Ces résultats ont été obtenus via le projet de gestion durable des ressources en terres et en eau (SLWRMP),

financé par la Banque africaine de développement dans le cadre de la volonté du gouvernement de moderniser son secteur agricole.

La production de riz, qui a débuté lors de la saison 2017-2018, a permis au district de Massangena de produire près de six tonnes de riz, soit 2,28 tonnes de riz à Massangena Sede et 2,9 tonnes de riz à Mavue.

Pour les autorités mozambicaines la transformation de l’agriculture est une priorité afin de quitter de l’agriculture traditionnelle, à une activité économique moderne, compétitive et durable.

L’agriculture est l’une des principales activités économiques du Mozambique. Elle représentait près du quart du PIB du pays en 2017 et employait plus de 70% de la population.

Mais les effets du changement climatique marqués par des conditions météorologiques instables, notamment des cyclones plus longs, des saisons sèches, des inondations fréquentes auxquels s’ajoute la déforestation ont eu pour résultat une baisse de la production agricole.

Avec les ressources disponibles, le projet a également permis de financer la construction de près de 90 km de routes de desserte et d’offrir un accès aux marchés. En outre, les agriculteurs ont augmenté la superficie de leurs terres pastorales de plus de 16 000 ha et les terres agricoles disponibles pour les cultures de rapport -riz et légumes – de 3 050 hectares, avec une forte augmentation de la production annuelle de 6 000 tonnes, contre
2 400 tonnes.

Le succès de SLWRMP a également abouti à la mise en place de 56 petits systèmes d’irrigation par aspersion dans 56 communautés d’une capacité totale d’irrigation de 360 ​​ha; la construction de 12 forages améliorant l’accès à l’eau potable et la réduction des distances entre la communauté et la source d’eau.

Et ça ne s’arrête pas là. Parmi les autres avantages, citons la construction de 21 petits barrages, qui a permis d’accéder à l’eau potable à environ 18 375 personnes et à 24 234 bovins, ce qui a permis de réduire les violences communautaires et de diversifier le régime alimentaire des communautés.

Dans le cadre de ce projet, 290 hectares sur 1 500 prévus ont déjà été reboisés.

Mais ce sont les bénéficiaires du projet qui sont ses plus grands champions.


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*