Kenya : les véhicules d’occasion bientôt interdits

Les autorités kenyanes veulent limiter les importations des véhicules de plus de trois ans

Les autorités entendent restreindre davantage les lois encadrant les importations de véhicules d’occasion.

Le Kenya prévoit de limiter les importations de voitures d’occasion et d’encourager l’acquisition de véhicules neufs afin de relancer l’industrie d’assemblage de véhicules qui était un marché florissant dans les années 1990.

D’ici 2021, le gouvernement entend limiter les importations de voitures au profit des véhicules de trois ans ou plus récents, contre ceux de huit ans actuellement.

Sur le plan économique, les véhicules d’occasion représentent 85 % des véhicules achetés par les kenyans, soit 86 626 véhicules en 2017. Aux dires des autorités, le marché de vente des véhicules d’occasion génère environ 60 milliards de shillings (593 millions de dollars) par an.

L’objectif est de réduire la vente des véhicules d’occasion et des pièces d’occasion par de nouveaux produits fabriqués ou assemblés au Kenya.

Le constructeur automobile français Peugeot SA a dû fermer son usine d’assemblage au Kenya en 2002 avant de reprendre ses activités en 2017.

En 2016, le constructeur allemand Volkswagen a repris l’assemblage de ses modèles de véhicules après avoir mis fin à ses activités.

Malgré le retour de Peugeot et de Volkswagen, le marché des voitures neufs reste insignifiant. En 2017, ce sont environ 14 353 voitures neuves qui ont été vendues, selon la Kenya Vehicle Manufacturers Association.

Parmi les marques les plus vendues, figurent Isuzu East Africa et Toyota East Africa qui se partagent plus de la moitié des modèles achetés.


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