Ghana : un député convoqué après la mort d’un journaliste

Le parlement ghanéen a convoqué mercredi le député Kennedy Agyapong soupçonné d’être derrière l’assassinat mi janvier d’un journaliste d’investigation ayant participé à une enquête sur la corruption dans le football africain.

L’audition de Kennedy Agyapong, député et homme d’affaires ghana, fait suite à des propos tenus sur une chaîne de télévision privée contre Hussein-Suale, journaliste d’investigation abattu le 16 janvier près de son domicile.

M. Agyapong avait réagi à une enquête sur la corruption dans le football ghanéen et africain dans laquelle il aurait été cité.

« Ce garçon est très dangereux. Il habite ici à Madina. S’il vient ici, battez-le » avait-il déclaré.

Il avait également promis une récompense à quiconque attaquerait le journaliste.

Après cette sortie, Hussein-Suale avait déposé une plainte auprès de la police sans toutefois bénéficier d’une protection.

Le président du Parlement, Mike Oquaye, a déclaré que la conduite d’Agyapong avait  » terni l’image du parlement ».

« L’affaire a été transmise à la commission des privilèges », et devrait faire l’objet « d’un examen devant conduire à l’exclusion du député », a fait savoir le président du parlement.

Kennedy Agyapong a nié « avoir organisé la mise à mort » du journal.

Le documentaire de l’équipe d’enquête Tiger Eye dirigé par le journaliste primé Anas Aremeyaw Anas a été diffusé par la BBC en juin dernier.

L’enquête en question avait révélé une corruption au sein du football ghanéen et africain, notamment des matches truqués, avait ensuite conduit à la suspension du président de la Fédération ghanéenne de football et de plusieurs arbitres et responsables du football au Ghanéen et en Afrique dont Kennedy Agyapong.

Kennedy Agyapong a été interrogé par la police a déclaré ne pas faire confiance à la police pour enquêter de manière approfondie sur l’affaire.

Il a lui même indiqué qu’il mènerait sa propre enquête et promis une récompense de 20 000 dollars pour toutes informations sur le décès du journaliste.

Les forces de l’ordre ont par ailleurs promis une récompense de 15 000 cédis (3 000 dollars / 2 600 euros) pour toute information qui conduirait à l’arrestation des responsables de la mort de Saddam Hussein-Suale.

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