Tchad : des pharmacies menacées de fermeture

Au Tchad, des pharmacies ont été rappelées à l’ordre et d’autres sur le point d’être fermées pour avoir dans leurs rayons des médicaments périmés ou contrefaits.

Autorisation non valable et vente de médicaments périmés ou contrefaits, de nombreuses pharmacies ont été invitées à fermer leurs portes par les autorités de N’Djamena.

C’est le cas de Adouma Alio Ali, gérant d’un dépôt de pharmacie qui été invité par les autorités sanitaires tchadiennes à fermer la structure dont il a la charge pour vente de médicaments périmés.

« Je ne vends pas des médicaments périmés. Mieux, les inspecteurs n’ont pas pu me montrer une seule boîte de produits pharmaceutiques impropres à la consommation », s’est-il défendu.

Pour les autorités sanitaires tchadiennes, les contrôles en cours visent à réguler et à assainir un secteur sensible.

Sur trois cents établissements contrôlés, trois sur quatre ont été mises en demeure ou doivent fermer. En cause, les conditions de conservation et d’écoulement des médicaments.

Plusieurs sont vendus dans la rue et de nombreux médicaments contre-faits sont écoulés sur le territoire tchadien en raison de la porosité des frontières. Certains produits provenant de l’Inde où du Nigéria voisin.

Pour le Dr Haroun Badaw, vice président de l’ordre des pharmaciens du Tchad, « il y a certains médicaments qui peuvent rentrer dans le circuit normal. La mission est de procéder au retrait immédiat de ces médicaments qui seront détruits bientôt ».

De son côté, Dr Judith Mogodé salue l’initiative des autorités, car « ces contrôles devaient se faire au temps que possible au moins deux fois par an pour rassurer la population ».

Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), plus de 100.000 personnes meurent chaque année en Afrique suite au commerce des médicaments contrefaits.

Avec TV5 Monde

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