Ethiopie : 1.700 ex rebelles réintégrés dans l’armée

Des militants de l'ex rebellion ONLF ont réintégrés les rangs de l'armée éthiopienne

Quelque 1,700 anciens rebelles du Front de libération nationale de l’Ogaden (ONLF), ont officiellement réintégrés les effectifs des troupes gouvernementales samedi.

Cette réintégration s’inscrit dans le processus de paix et de réconciliation engagé par le premier ministre Abiy Ahmed aux affaires depuis près d’un an.

Ce processus de paix a débuté en juillet 2018 par le retrait par le parlement éthiopien de l’ONLF de la liste des groupes considérés comme terroristes par les autorités. Le groupe avait ensuite décrété en août un cessez-le-feu unilatéral.

Il n’y a plus de marche arrière, Addis-Abeba a par la suite officialisé son rapprochement avec Asmara. Ce rapprochement a permis de faire passer l’Erythrée du rôle de principal soutien de l’ONLF à celui de médiateur entre Addis Abeba et ce groupe.

Ces anciens rebelles basés en Erythrée, et revenus en Ethiopie en novembre 2018 avaient lancé une insurrection pendant trois décennies dans l’Etat régional éthiopien Somali.

Ils sont revenus en Ethiopie peu après la signature d’un accord de paix entre l’ONLF et le gouvernement éthiopien. Selon la presse locale, les ex insurgés qui avaient le choix de soit retourner à la vie civile soit de rejoindre les forces de sécurité régionales ou fédérales, ont été réintégrés pendant une cérémonie dans la ville de Jijiga (est).

La réintégration de ces anciens combattants intervient après la libération sur ordre du premier ministre Ahmed des dissidents emprisonnés pour donner une chance au processus de réconciliation avec les groupes d’opposition du pays.

Créé en 1984, l’ONLF a combattu pour les droits à l’autodétermination des personnes d’origine somali vivant dans l’est de l’Ethiopie, y compris le droit à la sécession.


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