Commerce : l »île Maurice pays le plus connecté d’Afrique subsaharienne

Selon le rapport « DHL Global Connectedness Index » : la mondialisation atteint de nouveaux sommets, l’île Maurice est le pays le plus connecté d’Afrique subsaharienne et le Mozambique, un des pays où les flux internationaux dépassent le plus les prévisions.

D’après le rapport, malgré des tensions anti-mondialisation croissantes dans de nombreux pays, l’interconnectivité a atteint un niveau record en 2017, avec une intensification notable des flux transfrontaliers du commerce, des capitaux, des informations et des personnes, pour la première fois depuis 2007.

L’indice 2018 mesure la situation actuelle de la mondialisation et fournit également les classements individuels pour chaque pays sur la base de la concentration (intensité des flux internationaux) et de l’ampleur (distribution géographique des flux) de leurs connexions internationales.

Les cinq pays les plus connectés à l’échelle mondiale en 2017 ont été les Pays-Bas, Singapour, la Suisse, la Belgique et les Émirats arabes unis, selon le rapport.

En Afrique subsaharienne, le pays le mieux classé est l’île Maurice (40e place), et l’Afrique du Sud se trouve en tête du continent africain, arrivant à la 56e place du classement général.

Le Mozambique a été désigné comme un des cinq pays pour lesquels les flux internationaux ont le plus dépassé les prévisions. Il s’agit là d’une nouvelle positive pour la région, étant donné qu’une plus grande interconnectivité mondiale peut contribuer à accélérer la croissance économique.

Également de bon augure pour une croissance continue en Afrique subsaharienne, l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) a été signé par 49 pays en mars 2018. Selon une étude de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies, l’application complète de l’accord sur la ZLEC pourrait doubler le commerce intra-africain et promouvoir l’interconnectivité mondiale de tout le continent.

Toutefois, à l’échelle mondiale, le rapport GCI montre par exemple qu’à peine 20 % de la production économique mondiale est exportée, environ 7 % des minutes d’appels téléphoniques (y compris les appels via Internet) sont pour les communications internationales, et seulement 3 % des personnes vivent en dehors du pays dans lequel elles sont nées. Le rapport réfute également l’idée que la distance perd de sa pertinence. La plupart des pays sont bien plus connectés à leurs voisins qu’aux nations distantes.

Le rapport GCI continue de révéler de profondes différences dans les niveaux de mondialisation entre les économies avancées et les économies émergentes.

En outre, alors que les principaux acteurs des grands marchés émergents sont devenus des partisans clefs de la mondialisation sur la scène internationale, les progrès réalisés par les économies émergentes en termes d’interconnectivité mondiale sont passés au point mort.

Source : APO Group

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *