Guinée: une marche interdite de l’opposition dispersée

L'opposant Celou Dalein Diallo a dit avoir été pris à partie lors d'une marche interdite par les forces de l'ordre à Conakry

Au moins trente personnes ont été blessées dont deux par balle lors d’affrontements entre militants de l’opposition et forces de l’ordre.

Les affrontements ont opposé samedi à Conakry, des militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Celou Dalein Diallo aux forces de l’ordre.

Ces militants s’étaient rassemblés dans la capitale guinéenne pour accueillir l’opposant rentré au pays après un séjour en Europe puis au Sénégal.

L’ex-Premier devait quitter l’aéroport pour le siège de son parti, à Hamdallaye, quartier populaire et fief de l’opposition avant une réunion de leur formation lorsque le cortège s’est heurté à mi-parcours à des gendarmes et des policiers.

Puis s’en est suivi des tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule, après des jets de pierres de manifestants.

Bilan, ” 27 personnes ont été blessées, trois sont en observation encore pour des cas de blessures plus ou moins graves”, a confié à l’AFP le docteur Aly Badara Soumah, traumatologue dans une clinique privée de Conakry.

Parmi ces blessés, “deux” l’ont été “par balle”, a dit M. Soumah.

Pour Maladho Diallo, un responsable de l’UFDG “au moins une trente personnes ont été blessés”, lors des accrochages avec les forces de l’ordre.

Ces débordements sont survenus au moment où la capitale guinéenne, Conakry recevait la visite entre autres de l’ancien président français François Hollande, arrivé hier (vendredi à Conakry) et l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade.

Mécontent, Cellou Dalein Diallo a dit avoir été pris à partie dans “son véhicule” par des véhicules blindés de la police et non qui ont ensuite “jeté des gaz dedans”. Il affirme avoir “perdu connaissance” et eu “la vie sauve grâce à ses gardes civils qui l’ont exfiltré”.

Selon toujours Maladho Diallo, les forces de l’ordre “ont vandalisé tous les engins, véhicules et motos qui étaient stationnés aux abords du siège” de l’UFDG, où des policiers et gendarmes munis de matraques étaient déployés samedi.


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