Manifestations en Algérie: l’armée rentre en scène

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, a averti que celle-ci serait la garante de la « sécurité » et la « stabilité » face à ceux qu’il n’a pas nommés qui veulent ramener l’Algérie aux années de guerre civile (1992-2002).

Cette sortie du général d’armée intervient au moment de nouvelles manifestations contre un éventuel 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika ont eu lieu mardi dans plusieurs régions du pays.

Plusieurs milliers d’étudiants ont défilé mardi à Alger et plusieurs villes d’Algérie contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika, rejetant ses promesses de réformer et de ne pas aller au bout de son éventuel nouveau mandat.

Le général a ensuite appelé les Algériens « à s’ériger en rempart contre tout ce qui pourrait exposer l’Algérie à des menaces aux retombées imprévisibles ».

Face aux manifestations que rien ne semble pour l’heure endiguer, le camp présidentiel a mentionné à plusieurs reprises le risque d’un retour du pays aux « années noires », auxquels M. Bouteflika est crédité d’avoir mis fin.

Mais au-delà de M. Bouteflika, c’est l’ensemble de la caste dirigeante qui est visée par les manifestants. « Dites aux voleurs que nous n’allons pas nous taire », scandaient les manifestants.

A Béjaïa, à 180 km à l’est d’Alger, l’ordre des avocats a appelé ses membres à ne plus assurer de défense à partir de mercredi, à l’instar de leurs collègues de Constantine (nord-est). Les enseignants algériens doivent se prononcer d’ici peu sur une possible grève.

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