Vers un nouvel appui financier de la BAD au profit de l’Egypte

Akinwunmi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD)

Une délégation de la Banque africaine de développement conduite par son vice-président en charge du développement régional, Khaled Sherif, séjourne depuis lundi au Caire, pour des discussions en vue d’un soutien financier de la BAD à l’Egypte.

Les discussions qui se sont achevées jeudi dans la capitale égyptienne, ont pour objet de trouver un terrain d’entente pour un soutien financier supplémentaire de la Banque à l’Égypte et à son président Abdel Fattah El-Sisi, également président en exercice de l’Union africaine.

Ces rencontres font suite à une réunion tenue en marge du Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba en Ethiopie entre le président égyptien et le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina.

Ce déplacement de la mission de la BAD, avait également pour but de réitérer le soutien de la Banque à l’Accord de libre-échange continental et l’intégration régionale que l’Égypte compte exécuter lors de sa présidence de l’UA. Mais aussi, de voir dans quelle mesure, la BAD peut appuyer l’Égypte à réaliser ses priorités en matière de croissance et d’emploi, tant dans les domaines de l’énergie et de l’assainissement que de l’enseignement supérieur.

Au programme des discussions couvrant le développement national et régional, figurent la mise sur pied d’un fonds de garantie des investissements. Ce fonds vise d’une part à favoriser les investissements égyptiens en Afrique subsaharienne, comme l’a annoncé le président Abdel Fattah El-Sisi au Forum Afrique de Sharm el-Cheikh en décembre dernier, et d’autre part, à promouvoir la deuxième édition du Forum pour l’investissement en Afrique prévu en novembre 2019 à Johannesburg. Les entreprises égyptiennes doivent à cette occasion mobiliser des capitaux privés en faveur de leur pays et de l’ensemble du continent.

Selon la dernière revue synthétique des résultats (« Country Results Brief ») de la Banque africaine de développement, l’Égypte a retrouvé la première place des pays d’accueil des investissements directs étrangers (IDE) en Afrique. Au cours des trois dernières années, l’économie du pays s’est diversifiée, le secteur des services représentant environ la moitié du PIB, le secteur industriel 34% et l’agriculture 12%.

L’Égypte est le deuxième actionnaire régional de la Banque et son troisième client en termes d’approbations, ce qui fait de ce pays d’Afrique du Nord un partenaire solide. Depuis 1974, la BAD a financé plus de 125 projets pour une valeur totale de 6,5 milliards de dollars dans le développement des infrastructures.

Les investissements ont été consentis dans les secteurs du transport, énergie, fourniture d’eau et assainissement, de
l’agriculture, des communications, des secteurs financier, industriel et social ainsi qu’en matière de réformes économiques et institutionnelles et de renforcement des capacités. Aujourd’hui, le portefeuille de la Banque en Égypte compte une trentaine d’opérations d’une valeur de 2,9 milliards de dollars.

Source APO Group


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