Des soldats maliens tués dans l’explosion d’une mine

Au moins six militaires maliens ont péri dans l’explosion d’une mine au passage de leur convoi dans le centre du Mali.

Les six militaires ont été tués mardi lorsque leurs véhicules ont sauté sur une mine au cours de deux patrouilles distinctes dans le centre du pays.

Selon des sources sécuritaires les deux véhicules d’escorte FAMa (Forces armées maliennes) ont sauté sur des engins explosifs improvisés (EEI) faisant deux morts à Dialloubé et quatre autres près de Hombori, dans la région de Mopti ».

Mais une source sécuritaire malienne citée par l’AFP a évoqué « la mort de sept militaires maliens alors qu’ils étaient en mission ».

« C’est un véhicule de la gendarmerie de la localité de Dialloubé (à environ 300 km à l’est du premier incident) qui a sauté sur une mine. Les trois blessés sont décédés », a affirmé cette source sécuritaire.

« Les forces armées maliennes et les forces amies étrangères sont en train de mener des opérations contre les terroristes dans le centre et le Nord. Traqués, ils font sauter des engins explosifs en désespoir de cause », a de son côté affirmé à l’AFP une source sécuritaire étrangère.

Malgré la mission des Nations unies au Mali (Minusma), une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5-Sahel, les violences jihadistes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, soit 11 de plus qu’en 2017, selon l’ONU.

Deux soldats français de la force Barkhane ont été sérieusement blessés dimanche dans l’attaque de leur campement temporaire près de la frontière avec le Niger.

L’unité française a été la cible d’une « attaque complexe » qui a débuté avec l’explosion d’un véhicule piégé, repéré puis stoppé par des tirs « à trente mètres des militaires de Barkhane », et qui s’est poursuivie avec l’irruption d' »une quinzaine de combattants terroristes sur des motos, repoussés par des tirs » français, a décrit le porte-parole de l’état-major français, le colonel Patrik Steiger.

Avec les FAMa et l’AFP

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