Niger-Universités: les cours perturbés par une grève des enseignants

Au Niger, une série de grèves des enseignants qui réclament de meilleures conditions de vie et de travail, paralyse les universités publiques depuis un mois.

Mardi, les enseignants par le biais de leur syndicat ont déposé un nouveau préavis de grève estimant que leurs revendications n’ont pas été satisfaites par les autorités.

A la suite du statu quo, « le bureau du Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur(Snecs) a lancé lundi un mot d’ordre de grève de 120 heures jusqu’au vendredi 15 mars 2019 », indique le syndicat.

Les enseignants-chercheurs exigent notamment la prise en charge de l’assurances-maladie, le versement des frais d’encadrement, de perfectionnement et de soutenance et des élections pour choisir les recteurs.

Dans ce prévis, le Snecs « exige le retrait pure et simple d’un projet de loi », qui instituera la nomination des recteurs par décret..

Le syndicat demande « à ses militants à surseoir à tout rattrapage des cours » qui n’ont pu être dispensés durant les grèves pour protester contre « les retenues » opérées sur leur salaire pour les jours d’arrêt de travail.

Sur le plateau d’une télévision privée, Arifa Hassane, le président de l’Union des étudiants à l’université de Niamey (Uenun) a dénoncé  » un bras de fer  » qui selon lui prend l’enseignement supérieur en otage. Il a par ailleurs invité les enseignants et le gouvernement à créer « les conditions de la reprise des activités académiques ».

Cette grève n’est pas la première engagée par les membres du Snecs. En 2018, le syndicat avait déclenché un arrêt de travail d’un mois pour les mêmes raisons avant de le reprendre après une médiation de la Commission nationale des droits humains (CNDH, publique).

Avec l’AFP

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