Brexit : les députés britanniques maintiennent le suspens

Photo. Illustration. La Premier ministre britannique Theresa May a quitté ses fonctions et passé le témoin à Boris Johnson

Les députés britanniques qui ont rejeté la veille l’accord de sortie de la Grande Bretagne ont jeudi voté pour un report du Brexit d’au moins trois mois.

Par ce vote, les députés britanniques offre une bouffée d’oxygène à la Première ministre, Theresa May à quinze jours de la sortie prévue du Royaume-Uni de l’Union Européenne.

Le Parlement acte ainsi le fait qu’il n’est pas prêt, faute de consensus sur la forme à donner aux 46 ans de relation avec l’organisation européenne.

Selon la motion présentée par le gouvernement et adoptée par 412 voix contre 202, les députés “acceptent que le gouvernement cherche un accord avec l’Union européenne” pour un report de la date du Brexit.

Elle prévoit un court report, jusqu’au 30 juin, si les élus britanniques approuvent l’accord de retrait de Theresa May, qu’ils ont déjà retoqué à deux reprises mais qu’elle a décidé de leur soumettre encore une fois d’ici le 20 mars.

Si l’accord est encore recalé, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays participe aux prochaines élections européennes en mai, a prévenu Theresa May.

Ce scénario d’un long report prolongerait l’incertitude dans laquelle est plongé le Royaume-Uni depuis qu’il a voté pour sortir de l’Union européenne en juin 2016.

Il pourrait même signifier pas de Brexit du tout, a insisté la dirigeante conservatrice qui compte bien jouer sur cette menace pour rallier à son accord les eurosceptiques de son Parti conservateur et les députés du petit parti unioniste nord-irlandais DUP, son allié au Parlement.

Mais pour le leader de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, Mme May devrait accepter que son accord, qui prévoit une sortie du marché unique et de l’union douanière européenne, n’est pas “une option viable”.

La Commission européenne a rappelé jeudi soir que “toute demande de prolongation de (la période de négociations prévue par) l’article 50 nécessite l’accord unanime des 27 autres pays membres” et devrait être dûment justifiée.

Plus tôt, le président du Conseil européen Donald Tusk avait invité les 27 à être prêts à accorder “une longue prolongation” au Royaume-Uni s’il “accepte de repenser sa stratégie pour le Brexit et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci”.

Source : AFP


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