Effondrement d’un immeuble au Nigéria: les recherches bouclées

Au Nigéria, la colère a gagné les habitants de Lagos après l’annonce de la fin des recherches sur le site de l’immeuble qui s’est effondré mercredi dans la ville commerciale.

Les habitants de Lagos ont exprimé leur colère après l’annonce de la fin des recherches engagées lors de l’effondrement d’un immeuble de trois étages abritant une école maternelle et primaires, des appartements ainsi que des commerces qui a fait officiellement 11 morts et une cinquantaine de blessés.

L’enquête ouvert à cet effet a conclu à des défaillances structurelles du bâtiment, dont la construction était illégale.

Les habitants du voisinage, des pompiers et d’autres services de secours ont tenté jusqu’au petit matin de dégager les gravats avec l’aide de grues et de bulldozers, dans le chaos et la confusion.

Un responsable des services de secours locaux, Kehinde Adebayo, a annoncé la fin des opérations de recherche précisant que « le rez-de-chaussée a été atteint, les décombres ont été dégagés et que toutes les personnes piégées ont été évacuées ».

Selon le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des urgences (Nema) Ibrahim Farinloye, après la découverte d’un nouveau corps extrait des décombres durant la nuit, au moins 9 personnes ont péri dans la catastrophe et environ 37 personnes ont pu être sauvées.

Plusieurs voisins de l’immeuble ont assuré que l’école accueillait un total 144 élèves. Mais selon Zion Munachi, un
commerçant, tous n’étaient pas dans le bâtiment lorsqu’il s’est écroulé car des activités sportives étaient organisées à l’extérieur.

Alors que de nombreux parents cherchaient toujours désespérément leurs enfants dans les hôpitaux de Lagos où ont été acheminés les blessés évacués, la colère montait sur les lieux du drame où l’espoir de retrouver d’autres survivants était nul jeudi matin.

Le gouverneur de Lagos, Akinwunmi Ambode, a affirmé que l’école était « illégale » et que les autorités avaient ordonné la démolition de plusieurs bâtiments dans la zone, accusant les propriétaires d’avoir contourné ces directives.

Malgré cette situation, de très nombreux immeubles abandonnés ou désaffectés de cette partie de la ville sont encore squattés de manière plus ou moins informelle par des familles ou des commerçants.

Des effondrements meurtriers de bâtiments se produisent fréquemment au Nigeria, où les règles de construction sont régulièrement bafouées.

L’accident le plus médiatisé s’est produit en septembre 2014, lorsque 116 personnes, dont 84 Sud-Africains, ont été tuées à Lagos après l’effondrement d’un bâtiment de six étages dans lequel un célèbre télévangéliste, Joshua TB, prêchait.

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