Etats-Unis: un diocèse et son ex évêque poursuivis pour l’embauche de prêtres pédophiles

Le diocèse de Wheeling/Charleston à l’ouest de Washington et son ancien évêque Michael Bransfield sont visés par une plainte pour l’embauche de prêtres
pédophiles présumés.

 

La plainte a été déposée par le procureur de Virginie occidentale Patrick Morrisey qui l’a annoncé lui même.

L’évêque Michael Bransfield, à la tête du diocèse dès 2005 avait démissionné en septembre après avoir été lui-même accusé d' »harcèlement sexuel » sur des
adultes.

Le procureur Morrisey lui reproche, ainsi qu’au diocèse qu’il a dirigé, d’avoir violé la loi de l’Etat sur la protection des consommateurs.

Dans sa plainte, le procureur accuse « le diocèse d’avoir recruté dans ses écoles et dans ses camps des prêtres visés par des accusations crédibles
d’agression sexuelle sur des enfants », et « d’avoir volontairement omis de prévenir les parents ».

Un prêtre, qui avait avoué avoir agressé un élève dans un lycée dans les années 1980, avait été mis à pied avant de retrouver un emploi dans une école
primaire du diocèse entre 1998 et 2001, d’après cette plainte.

Un autre avait mentionné sur son questionnaire d’embauche en 2002 avoir été accusé d’une agression sur mineur en 1979. Il avait malgré tout été recruté
dans une école primaire du diocèse, où il a travaillé pendant quatre ans, poursuit le procureur.

Patrick Morrisey reproche aussi au diocèse d’avoir menti sur son site internet, où il était écrit que les employés de ses écoles étaient soumis à des
vérifications d’antécédents. Or, un homme condamné pour viol à Washington avait réussi à se faire embaucher comme enseignant dans un lycée du diocèse,
et son contrat n’a été rompu qu’en 2013, d’après la plainte.

L’église catholique américaine a été secouée par la publication cet été d’un rapport sur des abus sexuels commis en Pennsylvanie par environ 300 prêtres
sur des décennies.

En octobre, le pape François avait accepté la démission du cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington, soupçonné d’avoir cherché à étouffé ce
scandale.

A l’inverse, il a refusé mardi la démission du cardinal français Philippe Barbarin, condamné le 7 mars à six mois de prison avec sursis par la justice
de son pays pour ne pas avoir dénoncé les abus sexuels d’un prêtre de son diocèse.

Avec l’AFP

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