Nigeria : La NNPC veut réduire les importations de carburant

La compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) a annoncé la réhabilitation à venir de ses trois principales raffineries pour réduire les importations de carburant.

Faire des économies en réduisant les importations de carburant et satisfaire la demande locale, sont les deux objectifs visés par la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) qui a confié les travaux de réhabilitation de l’usine de Port Harcourt à la société italienne Maire Tecnimont.

Le Nigeria dispose d’une capacité de raffinage de 445 000 barils par jour dans quatre installations distinctes qui fonctionnent bien en deçà de leur capacité en raison d’une mauvaise gestion et d’un manque d’investissement, obligeant la NNPC à importer l’essentiel de l’essence du pays.

Dans un communiqué, la société Maire Tecnimont a déclaré avoir remporté un contrat d’environ 50 millions de dollars auprès de la NNPC pour effectuer des vérifications et des inspections d’équipement à la raffinerie de Port Harcourt dans le Delta du Niger.

Selon la NNPC, la mission de Maire Tecnimont qui durera six mois débute à partir de cette fin du mois de mars.

La révision des installations de la raffinerie de Port Harcourt qui produit 210 000 barils par jour (b/j) serait la première du genre depuis la dernière rénovation effectuée il y a 19 ans, selon la NNPC.

D’après la compagnie pétrolière nationale du Nigeria, la réhabilitation des installations de la raffinerie de Port Harcourt devrait permettre au premier producteur de pétrole d’Afrique de satisfaire la demande locale en produits pétroliers.

La NNPC a entamé des pourparlers avec différents consortiums pour réorganiser ses raffineries délabrées et s’est engagée à financer sur fonds propres l’achat de produits raffinés plutôt que de leur verser de l’argent comptant. Après la réhabilitation de la raffinerie de Port Harcourt suivra la réfection de la raffinerie de Warri, située également dans le delta du Niger puis de celle de Kaduna, dans le nord-ouest du pays.

Au terme de la première phase, la raffinerie de Port Harcourt devrait atteindre une capacité de production de 60%, puis de 90%, selon la NNPC qui précise que la société italienne de Raffinage, Eni servira de conseil.

Selon le ministre du Pétrole, Emmanuele Ibe Kachikwu, le gouvernement devrait mobiliser environ 1,2 milliard de dollars pour moderniser ses raffineries et mettre fin à sa dépendance des importations d’ici 2019.

La pénurie de produits pétroliers fragilise l’économie nigériane depuis des années. La consommation d’essence du Nigeria est d’environ 40 millions de litres par jour dans un pays de près de 200 millions d’habitants.

Aliko Dangote, un homme d’affaires nigérian a lancé récemment les travaux de construction d’une nouvelle raffinerie devant produit 650 000 barils par jour près de Lagos, avec pour objectif d’aider le pays à satisfaire la demande locale et exporter le pétrole.

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