Canada : les inégalités contribuent au suicide (Chercheurs)

C’est le point de vue de nombreux chercheurs qui font savoir que l’inégalité entre les peuples autochtones peut expliquer la détresse psychologique.

L’amélioration de la qualité et de la disponibilité des aliments pourrait contribuer à réduire les problèmes de santé mentale des populations autochtones du Canada, ont déclaré des chercheurs qui ont analysé les réponses au sondage de 14 000 adultes autochtones.

Le suicide est une cause majeure de décès chez les Premières Nations, les Métis et les Inuits. Ensemble, les taux de suicide chez les peuples autochtones sont deux à trois fois plus élevés que chez les Canadiens non autochtones, selon les réponses précédentes.

Des chercheurs se sont penchés sur les inégalités liées au revenu liées à la détresse psychologique et aux comportements suicidaires chez les peuples autochtones vivant hors réserve au Canada.

Et selon les conclusions d’une précédente enquête transmises à Statistique Canada en 2012, et publiées lundi du Journal de l’Association médicale canadienne, les chercheurs ont examiné les facteurs financiers qui influent sur la détresse psychologique, les pensées suicidaires et les tentatives de suicide chez les peuples autochtones vivant hors réserve.

Il ressort de cette étude que l’insécurité alimentaire – l’incertitude liée à la disponibilité d’une source régulière et abordable d’aliments nutritifs – semble être un facteur majeur expliquant les taux plus élevés de problèmes de santé mentale chez les peuples autochtones à faible revenu.

Selon Mohammad Hajizadeh, co-auteur de l’étude, cette découverte devrait permettre aux autorités de revoir la politique gouvernementale. Car, explique Hajizadeh,  » si vous ne pouvez pas avoir une politique qui affecte le revenu, vous devez au moins avoir une politique qui s’attaque à l’insécurité alimentaire elle-même ».

Les auteurs de l’étude ont déclaré qu’une combinaison complexe de facteurs biologiques, sociaux et culturels contribuait aux problèmes de santé mentale. Parmi ceux-ci, l’insécurité alimentaire est considérée comme un facteur contributif majeur: 28% des ménages autochtones vivant hors réserve ont déclaré en avoir signalé une forme quelconque lors de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2012.

Pour les auteurs de l’enquête,  » Résoudre le problème de l’insécurité alimentaire chez les peuples autochtones à faible revenu vivant hors réserve pourrait potentiellement réduire une partie substantielle des inégalités liées au revenu en matière de santé mentale ».

D’après Lisa Richardson, conseillère stratégique en santé autochtone à la Faculté de médecine de l’Université de Toronto et médecin autochtone « En cette ère de réconciliation, quelles sont les mesures spécifiques et concrètes que l’on peut prendre? Ce document nous a donné l’occasion de le faire, car nous devons nous préoccuper de la sécurité alimentaire. Les gens ont besoin d’un accès à des repas sains ».

Source : CBC

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