Algérie : Abdelaziz Bouteflika démissionne, l’armée exige sa mise à l’écart immédiate

Ancien soutien indéfectible de M. Abdelaziz Bouteflika, le général Ahmed Gaïd Salah a fait savoir que l'armée était prête à soutenir le peuple jusqu'au bout

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika mis sous pression par des semaines de manifestation qui ont poussé plusieurs dans son camp à le lâcher et à
la suite des menaces de l’armée a fini mardi soir par donner sa démission au Conseil Constitutionnel.

Annoncée par presse algérienne lundi, Abdelaziz a finalement remis sa démission mardi soir au Conseil Constitutionnel a annoncé l’agence Algérie presse
service (APS), l’agence de presse nationale algérienne, citant la présidence de la république.

D’après l’APS, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de président de la République.

Déjà plusieurs réactions dont celle des Etats Unis pour qui, la transition post-Bouteflika doit être décidée par les Algériens.

Pour le département d’Etat américain, la future transition en Algérie après la démission du président Abdelaziz Bouteflika doit être fixé par les Algériens eux-mêmes.

“Il revient aux Algériens de décider comment gérer cette transition en Algérie”, a dit le porte-parole de la diplomatie américaine, Robert Palladino.

De son côté, le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a demandé soit “appliquée immédiatement” la procédure constitutionnelle permettant d’écarter le chef de l’Etat du pouvoir, selon un communiqué du ministère de la Défense reçu par l’AFP à l’issue d’une réunion de hauts gradés de l’armée.

Selon ce texte, l’armée algérienne considère non authentique le communiqué présidentiel annonçant le 1er avril la démission du président Abdelaziz Bouteflika avant la fin de son mandat, estimant qu’il n’émane pas du chef de l’Etat mais “d’entités non constitutionnelles et non habilitées”.

Pour l’armée, ” toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue”, poursuit le chef d’état-major, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

Le général Gaïd Salah, ancien fidèle du président Bouteflika, fustige ensuite “l’entêtement, la tergiversation et la sournoiserie de certains individus qui oeuvrent à faire perdurer la crise et la rendre plus complexe”.

Ces individus ont pour “seul souci la préservation de leurs intérêts personnels étroits”, ajoute-t-il, dans ce qui semble être une attaque contre l’entourage proche du président Bouteflika.

Avec l’AFP


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