Nouvelle Zélande : la justice ordonne l’expertise psychiatrique du tireur de Christchurch

Un policier sécurisant la zone devant la mosquée Masjid al Noor après une fusillade à Christchurch le 15 mars 2019

L’Australien Brenton Tarrant, 28 ans, qui avait abattu une cinquantaine de personnes en attaquant deux mosquées sera examiné par deux experts médicaux, selon une décision de justice.

Cet examen permettra de savoir “s’il est en mesure d’être jugé ou s’il est dément”, a décidé le juge Cameron Mander au cours d’une brève audience à
Christchurch, où l’Australien est inculpé de 50 meurtres et de 39 tentatives de meurtre pour ces attaques.

Cette décision vient du fait que le suprémaciste blanc avait diffusé en direct le film des massacres commis dans deux mosquées de Christchurch.

Tarrant comparaissait par lien vidéo depuis la prison de très haute sécurité d’Auckland, où il est détenu à l’isolement depuis son arrestation peu après le massacre. Le suspect est resté immobile tout au long de l’audience. Le tribunal ne lui a pas demandé de dire s’il comptait plaider coupable ou non coupable. Les médias sont désormais interdits de filmer ou de photographier l’accusé.

Plusieurs membres de familles des victimes étaient présents au tribunal. Je “veux juste voir ce qu’il a à dire, quel sorte de sentiment il a, (son) émotion, pour voir quelle est sa réaction, bonne ou mauvaise”, a dit devant le tribunal, à la radio néo-zélandaise, Yama Nabi, dont le père de 71 ans a été tué dans le massacre. La prochaine audience est prévue le 14 juin.

Le 15 mars, Brenton Tarrant, 28 ans, a tué 50 fidèles dans deux mosquées de la grande ville de l’île du Sud, et diffusé en direct les images du carnage sur Facebook.

Le tueur a limogé son avocat commis d’office après sa première comparution le 16 mars, ce qui a fait craindre qu’il veuille se défendre lui-même et se servir de son procès comme plateforme de propagande.

Toutefois, deux avocats d’Auckland, Shane Tait et Jonathan Hudson, étaient présents durant l’audience pour le représenter.

Avec AFP


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*