ZLEC en Afrique : l’entrée en vigueur suspendue à la signature de l’accord par un dernier Etat

"La ZLEC devrait entraîner une hausse de 15% du commerce intra-africain", a estimé Hanan Morsy, Directeur du Département de la politique macroéconomique de la BAD

L’entrée en vigueur de l’accord instaurant la future zone de libre échange reste suspendue à la ratification par un dernier État pour atteindre le seuil des 22 pays pour créer un marché commun de 2.500 milliards de dollars de PIB cumulé.

Malgré cette attente si longue et si précieuse, ” Les avancées enregistrées, sont particulièrement encourageantes “, s’est félicité, le 10 février dernier à Addis-Abeba, le Président de la 32ème session du conseil exécutif de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

C’est le 21 mars 2018 à l’issue de deux ans de travaux préparatoires menés sous la présidence du Nigérien Mahamadou Issoufou que 49 pays africains réunis à Kigali (Rwanda) s’étaient engagés via un accord d’instaurer une Zone de libre-échange continentale (ZLEC).

Toutefois, l’entrée en vigueur de cette zone de libre-échange attendue ce mois d’avril 2019 est suspendue à la ratification de l’accord par un dernier Etat, afin de parvenir à la création de la plus grande zone de libre-échange mondiale créée ces dernières années.

Avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), le continent amorce la dernière étape de cet immense projet économique celui d’intégrer les 55 pays africains pour créer un marché commun de 2.500 milliards de dollars de PIB cumulé.

“La mise en œuvre de la ZLEC devrait se traduire par un gain net de 2,8 milliards de dollars américains de revenu réel pour les Africains”, a indiqué, à Addis-Abeba, le Directeur du Département de la politique macroéconomique de la Banque, Hanan Morsy.  Mieux, “La ZLEC devrait entraîner une hausse de 15% du commerce intra-africain”, a-t-il estimé.

Depuis 2010, les projets financés par la Banque en termes d’intégration économique et sociale ont contribué à faire tomber les barrières entre les États.

D’Abidjan à Tunis, d’Accra à Bamako, Dakar, Ouagadougou et Niamey, la construction de grands corridors routiers et la mise en convergence des systèmes douaniers ont facilité la circulation terrestre des biens et des personnes. De Yaoundé à Lusaka et Brazzaville, de Casablanca à Alger, la réalisation d’interconnexions électriques et de projets d’énergies renouvelables a tissé une toile entre les capitales africaines et d’éclairer des millions de ménages.

Enfin, la modernisation des aéroports du continent, du Caire à Johannesburg, en passant par Addis-Abba, Nairobi et Banjul, a permis de répondre progressivement au défi de la libéralisation du ciel africain par la création d’un marché unique du transport aérien appelé “African Air Transport Market (SAATM)”. Lancé en janvier 2018, il doit lever les entraves à la connectivité aérienne en Afrique.

Afin de soutenir ces initiatives, un indice d’ouverture du visa (« Visa Openness Index », VOI) a été instauré sous l’égide de la BAD et de ses partenaires, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).

Depuis son lancement en 2016, plusieurs pays africains ont réformé leurs systèmes de délivrance de visas afin de simplifier la circulation des personnes sur le continent.


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