Libye : Frappes aériennes contre l’unique aéroport de Tripoli

Au moins 35 personnes sont mortes depuis jeudi lors des combats entre les troupes du Maréchal Haftar et celles du Gouvernement d'Union Nationale (GNA)

Alors que combats débutés le 4 avril entre forces fidèles au Maréchal Haftar et troupes loyagles au Gouvernement d’Union Nationale (GNA) se concentre depuis lundi autour de l’unique aéroport de Tripoli, de milliers de civils tentent de fuir la zone de combats.

 

Selon le HCR plus de 2.800 personnes ont été déplacées à la suite des combats qui opposent depuis jeudi, les troupes du Maréchal Khalifa Haftar à celles du gouvernement d’union nationale (GNA) soutenu par la communauté internationale.

Depuis le 4 avril dernier, début de l’offensive des forces loyales au maréchal Haftar contre la capitale libyenne au moins 35 personnes ont été tuées, selon un nouveau bilan publié dimanche soir par le ministère de la Santé du GNA, basé à Tripoli. Selon le ministre de la Santé, A’Hmid Omar, plusieurs civils figurent parmi les victimes.

D’après le Haut commissariat aux réfugiés, les combats ont éclaté dans certains secteurs de la région de Tripoli, la capitale libyenne, ont poussé des milliers de personnes à fuir leurs maisons.

“la majorité des familles déplacées ont pu être relogées chez des proches dans des zones plus sûres alors que d’autres ont été hébergées dans un camp à Tajoura”, une ville côtière dans la banlieue de Tripoli, fait savoir le HCR qui dit être présent sur le terrain, pour tenter de garantir la sécurité de ceux “détenus dans les zones d’affrontements en cours”.

L’organisation note que “l’accès est sévèrement limité” aux zones d’affrontements pour tenter d’installer les “individus vulnérables” dans un lieu sûr”.

Lundi, la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour la Libye, Maria Ribeiro, a “rappelé à toutes les parties leurs obligations en vertu du droit international (…) d’assurer la sécurité de tous les civils et de toutes les infrastructures civiles (…) afin de permettre l’accès sûr, permanent et sans entraves des aides humanitaires”.


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