Premier sommet régional de l’Initiative We-Fi à Abidjan

Le Sommet régional de l’Initiative We-Fi appelle les États et le secteur privé à prendre des mesures d’urgence pour soutenir les femmes entrepreneures en Afrique de l’Ouest

La capitale ivoirienne, Abidjan (Côte d’Ivoire) a abrité jeudi, le premier Sommet régional de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi).

La rencontre a réuni des chefs d’État, ministres, responsables de banques multilatérales de développement, cadres du secteur privé, femmes entrepreneures et représentants de pays contributeurs à l’Initiative pour envisager des mesures concrètes de soutien aux petites et moyennes entreprises dirigées par des femmes en Afrique de l’Ouest.

Le Sommet, qui a réuni plus de 400 dirigeants publics et privés d’Afrique de l’Ouest et d’autres régions s’est achevée sur un appel conjoint à l’action pour inciter les pouvoirs publics et les acteurs privés à engager rapidement des réformes pour aider les femmes entrepreneures à démanteler les entraves persistantes, financières et autres, à leur activité.

Les femmes occupent une place économique essentielle car très présentes dans les activités indépendantes en Afrique, dont profitent largement leurs familles, leurs communautés et leurs pays ” comme l’ont reconnu les dirigeants présents au Sommet dans leur déclaration commune.

Cependant, les nombreux obstacles qu’elles rencontrent pour accéder « aux financements, aux marchés, à la technologie ou aux programmes d’accompagnement et de renforcement des capacités ne permettent pas à ces entrepreneures d’exprimer tout leur potentiel, pénalisant la croissance économique et la lutte contre la pauvreté en Afrique, ” ont-ils fait remarquer.

Ces obstacles précisent les participants, expliquent le retard systématique accusé par les femmes chefs d’entreprise dans la région par rapport aux hommes au niveau de plusieurs indicateurs clés d’activité. Selon une étude récente de la Banque mondiale, leurs bénéfices et chiffres d’affaires mensuels moyens sont inférieurs respectivement de 38 % et 34 % à ceux de leurs homologues masculins.

Ces dix dernières années, les gouvernements africains ont adopté 71 réformes juridiques et réglementaires qui ont amélioré l’inclusion économique des femmes — soit plus que dans n’importe quelle autre région du monde, indique un rapport de la Banque mondiale. Au-delà de ces avancées significatives pour combler les inégalités hommes-femmes, la transformation du continent exige un renforcement accru du rôle des femmes entrepreneures.

Ce sommet régional est une première pour l’Initiative We-Fi, un partenariat mondial entre 14 pays contributeurs, huit banques multilatérales de développement et d’autres parties prenantes publiques et privées, hébergé par le Groupe de la Banque mondiale et opérationnel depuis octobre 2017. À ce jour, les pays contributeurs ont mobilisé plus de 350 millions de dollars en appui aux activités de l’Initiative.

En avril 2018, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque islamique de développement ont reçu des fonds dans le cadre de la première série d’allocations de l’Initiative We-Fi pour soutenir les petites et moyennes entreprises dirigées ou détenues par des femmes, très nombreuses sur le continent africain.

Le premier cycle d’allocations, de 120 millions de dollars, devrait permettre de lever plus de 1,6 milliard de dollars de financement additionnels auprès du secteur privé, de bailleurs de fonds, d’États et d’autres partenaires du développement.

Avec APO Group


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*