La BAD entérine sa stratégie pour l’Afrique centrale

La Banque africaine de développement (BAD) a entériné sa stratégie pour l’Afrique centrale indispensable à l’intégration économique de la région.

Intitulée « Document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale (DSIR) » 2019-2025, la stratégie est conforme au nouveau Cadre stratégique pour l’intégration régionale (CSIR) de la BAD. Elle approuve ainsi les opérations multinationales de la Banque dans cette région sur la période indiquée.

Il cadre aussi avec la Stratégie décennale d 2013-2022 de la Banque africaine de développement puis s’aligne sur les priorités régionales de la CEEAC et de la CEMAC et sur les cinq grandes priorités de la Banque, ses High 5.

Le DSIR 2019-2025 validé par le Conseil d’administration de la BAD, lundi 15 avril 2019, s’appuie sur les enseignements tirés de la mise en œuvre d’initiatives de développement régional antérieures. Il énumère également les projets de la Banque destinés à accélérer les échanges commerciaux intra-régionaux, la croissance économique inclusive et la mutation structurelle de la région de l’Afrique centrale.

Il orientera les opérations régionales de la Banque dans sept pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). A savoir, le Cameroun, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, le Gabon, la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine, qui regroupent une population totale de quelque 130 millions de personnes.

Les objectifs de coopération, d’intégration et de développement économique de la stratégie régionale 2019-2025 pour l’Afrique centrale sont le renforcement des infrastructures régionales (axé sur les réseaux d’électricité, les transports et les TIC) d’une part, et d’autre part, le soutien aux réformes du développement des échanges commerciaux intra-régionaux et des investissements transfrontaliers. En outre le DSIR contribuera au renforcement des capacités institutionnelles des organisations régionales, en particulier celles de la CEEAC et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Sur le plan géographique, l’Afrique centrale représente le point de connexion du continent, car elle partage ses frontières avec toutes les autres régions. La paix civile et les progrès économiques, sociaux et politiques de la région reposent sur les promesses plus larges d’une coopération continentale et d’une intégration économique.

En 2018, le taux de croissance du PIB en Afrique centrale a doublé, passant de 1,1 % à 2,2 % par rapport à 2017. Il est resté cependant inférieur à celui de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, qui est de 3,5 %. La croissance de la région a été principalement tirée par les cours internationaux des matières premières, notamment le pétrole.

D’autres pays membres de la CEEAC ont continué d’être confrontés au cercle vicieux de l’instabilité et de la précarité, à la faiblesse des capacités humaines et institutionnelles, et au déficit en infrastructures dans les secteurs des transports, de l’énergie et des TIC.

Pour Ousmane Doré, directeur général du Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique centrale de la Banque « L’Afrique centrale dispose de ressources pétrolières importantes, de réserves de métaux précieux et de minerais, d’énormes ressources transfrontalières en eau et du plus grand potentiel hydroélectrique du continent. L’application de la stratégie d’intégration pour l’Afrique centrale encouragera les autorités régionales et nationales à veiller à ce que les programmes et les initiatives transfrontaliers soient intégrés à la planification et à l’administration des ressources publiques  ».

La mise en œuvre du DSIR pour l’Afrique centrale nécessitera des investissements d’un montant de 4,421 milliards de dollars américains, ce qui correspond à 30 opérations régionales menées sur une période de sept ans. Environ 88 % des fonds prévus devraient être consacrés au renforcement des infrastructures régionales. Les éléments du plan relatifs au développement des infrastructures et des capacités institutionnelles contribueront également au renforcement de la résilience des pays de la région.

« L’appui permanent de la Banque africaine de développement à l’Afrique centrale est indispensable à la réussite de
l’intégration économique des pays de la région pour accélérer les échanges commerciaux intra-régionaux et soutenir le processus de mutation structurelle indispensable à l’environnement politique et économique  », a quant à lui signifié Moono Mupotola, directeur du Développement régional et de l’intégration régionale à la Banque.

Avec APO Group

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