Prolifération des armes en Libye : les inquiétudes de l’Onu


Dans une déclaration lundi à Bruxelles, les Européens insistent sur “l’engagement à respecter l’embargo sur les ventes d’armes” à la Libye.

La saisie en février à Misrata des véhicules blindés et des armes en janvier à Khoms ne rassure pas les Nations Unies qui dénoncent une prolifération des armes en Libye malgré l’imposition d’un embargo.

D’où la sortie du secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres, qui reste préoccupé par les combats près de Tripoli, s’inquiète de l’armement entrant en Libye, pays soumis depuis 2011 à un embargo sur les armes.

“Je suis profondément préoccupé par les opérations militaires actuelles en Libye qui seraient alimentées par des transferts d’armes dans le pays, y compris via la mer”, écrit le patron de l’Onu dans un rapport sur la mission européenne Sophia consulté par l’AFP.

Cette mission mise en place depuis 2016 par l’ONU, autorise l’inspection de navires au large de la Libye. Depuis septembre dernier, trois inspections de navires par des Européens ont été menées. Mais aucune arme n’a été trouvée, précise le rapport qui vient d’être remis au Conseil de sécurité.

Bien que prolongée jusqu’au 30 septembre, la mission Sophia a perdu ses moyens navals en mars après un refus de l’Italie d’accepter des débarquements de migrants par ces navires dont le deuxième objectif était de lutter contre les réseaux de passeurs.

Et l’offensive menée par les troupes du maréchal Haftar soutenu notamment par l’Egypte, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, sur Tripoli en dépit d’appels à un cessez-le-feu n’arrange guerre les choses. Cette offensive est à ce jour bloquée par les combattants du gouvernement de Fayez al-Sarraj appuyé par la Turquie et le Qatar.


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