Sénégal : les pharmaciens en colère

Les pharmaciens au Sénégal étaient en grève mercredi pour dénoncer « l’impunité » liée au trafic de faux médicaments ». Ils souhaitaient s’insurger contre la grâce présidentielle accordée à un commerçant guinéen condamné à 5 ans de prison pour trafic de faux médicaments.

Les pharmaciens sénégalais sont en colère et mercredi, ils l’ont manifesté à travers un mouvement d’humeur auquel ont adhéré quelque 1400 pharmaciens.

Ils souhaitaient dénoncer selon eux, l' »impunité » des autorités, dans le trafic de faux médicaments.

Pour Mohamed Lamine Diaw, un pharmacien interrogé par la section Afrique de la chaîne TV5Monde, « le trafic de médicament doit être pénalisé parce qu’il tue des milliers de personnes, au Sénégal ».

Durant deux heures, la quasi totalité des pharmacies notamment à Dakar, la capitale,  étaient fermées conformément au mot d’ordre de grève lancé par leur centrale syndicale.

Ce mouvement d’humeur faisait suite à la grâce présidentielle accordée début avril 2019 à un commerçant guinéen condamné à 5 ans de prison pour trafic de faux médicaments. Le prévenu avait été arrêté en 2017 avec 1,16 millions d’euros de marchandises importées de Guinée.

La vente de faux médicaments n’est pas pénalisée au Sénégal. Un phénomène aux dires de nos confrères qui puise sa source à Touba, la deuxième ville du Sénégal.  Selon certains commerçants interrogés par TV5Monde, Touba serait la plaque tournante de ce commerce illégal.

Des comprimés venant de la Gambie, de la Guinée Conakry, du Nigéria et même de l’Asie transiteraient par cette ville selon ces commerçants. Ce marché rapporterait aux trafiquants jusqu’à 20 millions d’Euros par an selon le syndicats des pharmaciens.

D’après TV5Monde qui cite les autorités, l’ouverture de nombreuses pharmacies officielles a permis de diminuer le trafic.

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