Brexit : Theresa May jette l’éponge

La Premier ministre britannique Theresa May annonce sa démission

C’est avec tristesse et larmes aux yeux à l’appui que la premier ministre britannique, Theresa May a avoué son échec de n’être pas parvenue à mettre sur les rails le brexit.

La première ministre britannique Theresa May a annoncé qu’elle démissionnera le 7 juin prochain. Le processus de désignation d’un nouveau leader du Parti conservateur sera lancé la semaine prochaine.

Elle a exprimé, au bord des larmes, «un profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en oeuvre le Brexit».

«Le Royaume-Uni est une union, pas seulement de pays mais aussi de gens. Nous sommes unis. Ensemble, nous aurons un grand futur. J’ai tout fait pour convaincre les députés de soutenir l’accord du Brexit … Malheureusement, je n’ai pas été en mesure de le faire», a », a déclaré émue Theresa May alors qu’elle annonçait sa future démission devant le 10, Downing Street.

Citant Nicholas Winton «compromis n’est pas un gros mot», elle a exprimé «un profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en oeuvre le Brexit».

Après avoir fait le bilan de son mandat, la première ministre britannique s’est dit convaincue que «le parti conservateur servira la population» dans les années à venir. «Notre politique est peut-être sous pression, mais il y a tellement de bonnes choses dans ce pays. Tant de choses dont nous pouvons être fiers. Tant de choses qui nous poussent à être optimistes.»

Pour Mme May «ce fut l’honneur de [sa] vie d’être la deuxième femme premier ministre, mais certainement pas la dernière». Le «Brexiter» Boris Johnson, son ancien ministre des Affaires étrangères, fait pour l’heure figure de favori pour sa succession.

Le départ de Theresa May met un point final à sa mission inaboutie de sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne, un peu moins de trois ans après le référendum sur le Brexit. La première ministre conservatrice, qui a échoué par trois fois depuis la mi-janvier à faire adopter l’accord de retrait négocié avec les Européens, a abattu sa dernière carte mardi en proposant des liens commerciaux plus étroits avec l’UE sans exclure la tenue d’un second référendum. Son offre a cimenté un front du refus allant des éléments les plus pro-Brexit de son parti jusqu’à l’opposition travailliste, avec laquelle May a vainement tenté pendant six semaines de trouver un compromis.

«Je pars sans amertume», a-t-elle conclu la voix tremblante avant de quitter le pupitre, en larmes.

Avec leFigaro et Reuters


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