François en Roumanie 20 ans après Jean Paul II

Le Pape François en visite en Roumanie jusqu’au 2 juin prochain pour prêcher la paix et la coexistence harmonieuse entre différentes couches de la société.

Poursuivre un idéal commun, c’est en substance le message délivré par le Pape en Roumanie où il séjournera jusqu’au 2 juin prochain.

Le chef de l’église a transmis son message lors de sa rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique du pays au palais présidentiel de Cotroceni.

Arrivée dans ce pays 20 ans après Jean Paul II, le séjour du saint père intervient au moment où la Roumanie assume la présidence tournante de l’Union européenne, une organisation qu’elle a intégrée en 2007.

Le moment est donc propice, assure François, pour «jeter un regard d’ensemble» sur les trente ans passés depuis la chute du communisme et la fin d’un régime oppressif. Le pays, malgré de grandes difficultés, s’est lancé «dans la construction d’un projet démocratique», impliquant le pluralisme des forces politiques et la reconnaissance de la liberté religieuse.

Des forces créatrices ont été libérées, des énergies et projets ont été mis en marche, note le Souverain Pontife qui a encouragé le pays à consolider les structures et institutions nécessaires pour apporter des réponses aux aspirations des citoyens, mais aussi pour permettre au peuple roumain de déployer son génie.

L’entrée dans cette nouvelle ère s’est aussi accompagnée «d’inévitables obstacles» et de conséquences «pas toujours faciles à gérer pour la stabilité et l’administration du territoire». Le Pape François pointe en particulier le phénomène de l’émigration, le dépeuplement de nombreux villages et la fragilisation des racines culturelles et spirituelles qui avaient soutenu le peuple dans l’adversité. Et de rendre hommage «aux sacrifices de nombreux fils et filles de la Roumanie» qui «enrichissent les pays où ils ont émigré», et aident leurs familles restées au pays; c’est là «un acte de patriotisme, de fraternité et de justice», a-t-il ajouté.

Pour affronter ces problèmes, une «collaboration positive» est souhaitable entre les forces politiques, économiques, sociales et spirituelles. Il faut «marcher ensemble» pour «assurer le bien commun du peuple», certifie François. Cela demande «la noblesse de renoncer à quelque chose de sa propre vision ou d’un intérêt propre en faveur d’un projet plus grand».

Avec vaticannews

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