Algérie : la présidentielle reportée sine die

Le Conseil constitutionnel a estimé dimanche l’impossibilité pour l’Algérie d’organiser la présidentielle le 4 juillet prochain comme prévu.

Cette décision du Conseil fait suite au fait selon que jusqu’à ce jour, aucun dossier de candidature n’a été validé.

Ce report avait déjà été envisagé par plusieurs partis d’opposition algérienne lors d’une rencontre le 22 avril dernier convoquée par le Chef de l’Etat algérien par intérim, Abdelkader Bensalah et boycottée par les syndicats et certains partis politiques.

Mieux, seuls deux dossiers ont été déposés même au terme du délai du dépôt des dossiers de candidatures c’est à dire le 26 mai dernier. Ces dossiers sont ceux d’Abdelhakim Hamadi et Hamid Touahri.

Mais réuni pour délibération ces derniers jours, le Conseil constitutionnel s’est prononcé par décision du 1er juin 2019 pour le rejet desdits dossiers pour non-conformité aux exigences de la loi et conclu à l’impossibilité d’organiser l’élection présidentielle à la date prévue.

Selon le ministère de l’Intérieur cité par l’Agence de presse d’Algérie, 77 lettres d’intention de se porter candidat à l’élection présidentielle avaient été déposées, parmi lesquelles celles de 3 de chefs de parti politique. Les responsables de deux formations, l’Alliance nationale républicaine (ANR) et le Front El Moustakbal (FM), avaient ensuite annoncé le gel de leur participation, estimant que les conditions pour le déroulement de l’élection n’étaient pas réunies.

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