François Compaoré sera t’il enfin extradé au Burkina Faso ?

Le frère de l’ancien président Blaise Compaoré en exile à Abidjan avait été arrêté en 2017 à Paris alors en visite privée. Il est recherché pour s’expliquer sur le meurtre de Norbert Zongo, un journaliste d’investigation qui avait trouvé la mort dans des circonstances troubles en 1998.

Mardi, la Cour de cassation française a rejeté le pourvoi de sa défense et refusé de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité déposée par ses avocats contre les textes régissant l’extradition.

Le 5 décembre 2018, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait autorisé l’extradition de M. Compaoré vers Ouagadougou, où le dossier Zongo, classé en 2003 après un non-lieu en faveur du seul inculpé, a été rouvert à la faveur de la chute de Blaise Compaoré.

La chambre de l’instruction a « examiné les engagements » de Ouagadougou garantissant que M. Compaoré ne serait pas soumis « à un traitement inhumain et dégradant, notamment, en cas d’incarcération et d’exécution d’une peine d’emprisonnement à vie », a aussi souligné la cour.

Toutefois, ce verdict n’effraie guerre l’avocat de M. Comparoré François.

Maître François-Henri Briard fait savoir que « Ce sont deux décisions très sommaires qui ne sont pas du tout à la mesure des moyens que nous avons présentés ».

S’exprimant sur l’antenne Afrique de la BBC, Pierre Olivier Sur, l’autre avocat a promis d’attaquer la décision au conseil d’Etat estimant que son client pourrait subir un traitement dégradant une fois extradé au Burkina.

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