Gabon : hausse des prix du carburant, les transporteurs en colère

La troisième augmentation des prix du carburant n’est pas du goût des transporteurs en commun qui haussent le ton et menacent également de revoir le coût du trajet déjà cher pour les populations.

Quelles mesures compensatoire à la hausse récente sur décision du gouvernement, des prix du carburant à la pompe? Va t-on vers une révision du coût du transport qui reste officiellement 100FCfa?

Il y a une semaine, le gouvernement augmentait les prix du carburant à la pompe. Le prix du litre d’essence (super) jadis 655 fcfa est passé à 695 francs CFA en mai, soit, une hausse de 40 francs CFA; le litre de gasoil autrefois à 625 francs CFA est vaut 670 francs CFA, soit une augmentation de 45 francs CFA.

Seulement, cette troisième augmentation n’est pas du goût des chauffeurs de taxis et autres transporteurs en communs qui haussent le ton et menacent de répercuter ces révisions sur le coût du trajet. Par le biais de leur centrale, le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg) ces derniers ont exprimé leur mécontentement.

Mais pour Jean Robert Menié, le président du Syltteg, interrogé par les journalistes de l’agence gabonaise de presse (AGP) cette révision sera examinée le samedi 8 juin prochain en assemblée générale. D’après lui, cette option est aussi partagée par les autres centrales syndicales.

Comme le Syltteg, le Syndicat autonome des taximen du Gabon (SATAG), se dit surpris par cette nouvelle hausse des prix du carburant à la pompe. Ses membres promettent d’adopter une mesure compensatoire qui pourrait être une majoration des frais de transport en milieu urbain, en passant du simple au double, voire au quintuple. Pour un trajet dont le tarif est de 100FCFA, on pourrait le voir atteindre 500FCFA en compensation. Une tarification pas très loin de celle des taxis compteurs.

Subissant depuis des années les multiples augmentations des prix du carburant à la pompe mais des contrôles intempestifs des forces de l’ordre, les transporteurs se disent de plus en plus excédés.

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