Libye : inquiétante prolifération des armes et jihadistes

La Tunisie, l'Algérie et l'Egypte ont fait part de leurs inquiétudes quant aux flux des armes et jihadistes en Libye

Dans une déclaration commune, la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte ont fait part de leurs inquiétudes concernant les “flux” continus d’armes et de combattants jihadistes en Libye.

Plongée dans l’insécurité et la confusion depuis la chute en 2011 de Muammar Khadafi, la Libye frappée par un embargo sur les armes continue d’être une base arrière pour les trafiquants d’armes et de combattants islamistes opérant dans le Sahel.

Raison pour laquelle dans une déclaration commune, la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte l’attention de la communauté internationale principalement des occidentaux sur les flux continus et inquiétants des armes et de jihadistes au moment où des combats opposent depuis plus d’un mois aux portes de Tripoli, la capitale, les troupes du GNA à celles du maréchal Haftar.

Les chefs de la diplomatie de ces trois pays réunis à Tunis pour discuter du développement de la situation en Libye ont fait savoir dans leur déclaration commune que “Ces flux des armes ravivent le conflit en Libye” et “renforcent la souffrance du peuple libyen”.

Récemment, le Comité des experts de l’ONU chargé de contrôler cet embargo a fait part dans un rapport d’une possible implication des Emirats arabes unis dans le lancement en avril de missiles sur des unités fidèles à Tripoli. Un dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au 9 juin, faisait état d’au moins 653 personnes tuées depuis le début des affrontements aux portes de Tripoli, dont 41 civils, et 3547 blessés, parmi lesquels 126 civils.

L’ONU pour sa part signale que les combats ont aussi fait 91.000 déplacés.

Avec AFP


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