Tunisie: la classe politique divisée après la réforme du code électoral

Les inquiétudes sont grandes en Tunisie à cinq mois du scrutin présidentiel après une révision du code électoral qui divise la classe politique.

La modification mardi du code électoral en Tunisie n’arrange pas plusieurs candidats de poids qui voient leurs chances de se présenter à la présidentielle être réduites.

A cinq mois du scrutin, la classe politique reste divisée sur les réformes adoptées.

Un des amendements exige par exemple que les candidats aient respecté individuellement durant les 12 mois précédant le scrutin les mêmes obligations que les partis: pas de fonds étrangers ni de dons de sociétés, pas de distribution d’aide, ni de publicité politique.

Dans une précédente version du texte qui a largement circulé avant le vote, tout candidat « dirigeant une association ou un média », était écarté.

« Plutôt que d’assumer leur bilan, des partis légifèrent l’année des élections pour éliminer des adversaires », s’est insurgé Nessrine Jelalia, de l’observatoire de la vie parlementaire Al Bawsala.
  
Mais selon Mustapha Ben Ahmed, du bloc favorable au Premier ministre, « ce n’est pas une nouvelle loi, mais un élargissement des règles existantes ».

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