Paris : Mise en examen du chef rebelle tchadien Mahamat Nouri

L'ex chef rebelle, Mahamat Nouri et un second suspect ont été placés en garde à vue à Paris

Mahamat Nouri et deux autres opposants sont entendus depuis lundi en France sur des soupçons de crimes contre l’humanité liés à des exactions commises entre 2005 et 2010 au Tchad et au Soudan.

Mahamat Nouri et deux autres coaccusés ont été arrêtés depuis trois jours en France puis placés en garde à vue à Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en 2017 pour “crimes contre l’humanité, complicité de ces crimes et association de malfaiteurs”.

Le chef rebelle tchadien a été mis en examen vendredi soir à Paris concernant des opérations de recrutement d’enfants-soldats au Tchad et au Soudan, précisent des sources judiciaires.

Le deuxième suspect présenté à des juges d’instruction, l’opposant Abakar Tollimi, a pour sa part été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté, dans cette information judiciaire ouverte vendredi.

Le troisième suspect, selon des sources concordantes, non confirmées par le parquet, et connu comme Abderahmane Khalifa Abdelkerim, demi-frère d’un autre chef rebelle tchadien, Mahamat Nour Abdelhakim, a été remis en liberté, après que garde à vue a été levée mercredi en “l’absence d’élément incriminant”, a précisé le parquet de Paris.

Tous les trois avaient été interpellés, lundi 17 juin, dans le Val-de-Marne, en Mayenne et en Indre-et-Loire, puis placés en garde à vue par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH).

Mahamat Nouri est présenté comme l’un des plus influents chefs rebelles tchadiens opposé au régime d’Idriss Déby Itno, est le président fondateur de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD).

Il avait pris la tête d’autres rébellions au sein de l’Alliance nationale (AN) qui avait mené, en février 2008, une offensive sur N’Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Déby, retranché dans son palais. Ils avaient été finalement repoussés par les militaires tchadiens après de violents combats.


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