Burkina : pas d’unanimité après l’adoption du nouveau code pénal

Le nouveau code pénal burkinabè adopté vendredi par le parlement ne fait pas l’unanimité auprès de l’opinion.

A peine voté vendredi par 103 députés sur 127, que le nouveau code pénal au pays des hommes intègres s’attire déjà les foudres de plusieurs.

Car il punit jusqu’à 10 ans de prison la diffusion d’informations sur les opérations de l’armée.

Pour les journalistes et les ONG, ce code pénal liberticide.

Le secrétaire général de l’Association des journalistes au Burkina, Guezouma Sanogo dénonce une « caporalistation de l’information relatives aux actes terroristes et un bâillonnement de la presse ».

Pour Urbain Yaméogo  » le droit pénal ne peut en aucun cas être utilisé pour criminaliser le travail de l’information, d’intérêt public « .

Mais pour par exemple le député Bernard Somé, ce code qui réprime « la publication d’images d’attaques contre les forces de défense et de sécurité et les victimes de crimes de terrorisme » ainsi que « les atteintes au moral des troupes engagées dans la lutte contre le terrorisme » devrait permettre de « contrôler l’information afin que celle-ci ne soit pas un instrument de propagande des islamistes.

Dans l’opposition on rejette aussi le nouveau code pénal. Les députés de trois groupes parlementaires de l’opposition ont quitté l’hémicycle pour protester.

Dans communiqué commun, Amnesty, le Cifdha et l’Association des bloggeurs du Burkina font savoir que le nouveau Code va  » restreindre les libertés d’expression et de presse ainsi que le droit à l’information ».

Magazine24 & AFP

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *