Crise au Cameroun : la Suisse propose sa médiation

Photo d'Archives/ Le président Paul Biya

La Suisse s’est proposée jeudi de jouer un rôle de médiateur dans la crise anglophone au Cameroun.

Pays majoritairement francophone, le Cameroun est depuis 2016 confronté à une crise sociopolitique et sécuritaire qui touche principalement les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où des séparatistes présumés militent pour la création d’un Etat indépendant.

Pour aider le pays à trouver une solution à cette crise, la Suisse via le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) a fait savoir qu'” Elle a été mandatée par une majorité des parties pour faciliter un processus de négociation inclusif”, précisant que “Le DFAE s’emploie à trouver une solution pacifique et durable à la crise dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun, en collaboration avec le Centre pour le dialogue humanitaire”, une organisation basée à Genève.

La sortie de la Suisse intervient après une rencontre avec “divers groupes d’opposition” camerounais tenue du 25 au 27 juin en Suisse et une première rencontre avec l’opposition en mai afin de ” préparer les futures négociations de paix entre le gouvernement camerounais et l’opposition politique”.

Depuis fin 2017, les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun sont le théâtre d’un conflit armé qui oppose l’armée régulière à des séparatistes présumés qui réclament la création d’un Etat qu’ils appellent l’Ambazonie.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) qui a dénoncé des tortures et autres exactions perpétrées contre des civils par les insurgés.

D’après l’Onu, cette crise a déjà poussé plus de 530.000 personnes à quitter leur foyer, et fait environ 1850 morts en vingt mois de conflit, selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).

Plus tôt cette année, le président Paul Biya a ordonné l’abandon des poursuites contre certains sécessionnistes. Cela n’a pas permis de mettre fin aux enlèvements, massacres et affrontements dans les régions anglophones.

D’autre part, des manifestations sont organisées par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti de l’opposant Maurice Kamto, depuis la présidentielle d’octobre 2018, que ce parti a qualifié de «hold-up électoral». Maurice Kamto, arrivé deuxième derrière le président Biya, est en prison depuis janvier.


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