Les Ethiopiens d’Israël dénoncent le « meurtre » d’un des leurs par la police

Des Israéliens d’origine éthiopienne ont manifesté mardi après la mort dimanche soir de Solomon Teka, jeune éthiopien de 18 tué dans des circonstances floues par un policier qui n’était pas en service.

Scénario plutôt similaire qu’en fin janvier dernier lorsque des dizaines de personnes de la communauté éthiopienne ont manifesté à Tel Aviv après la mort par balle d’un des leurs.

Le 30 janvier, ils étaient plusieurs à être descendus dans les rues pour dénoncer la mort deux semaines auparavant de Yehuda Biadga, jeune éthiopien de 24 ans, tué par balle par un policier à Bat Yam.

La mort dimanche soir par balle de Solomon Teka, jeune israélien d’origine éthiopienne âgé de 18 ans, a ravivé parmi les Ethiopiens d’Israël les accusations de racisme policier. Depuis lundi soir, ils manifestent à Kiryat Haim, près de Haïfa (nord), où a été abattu Solomon Teka.

Les manifestants ont bloqué plusieurs routes et une quinzaine de carrefours, brûlant des pneus et attaquant parfois les véhicules qui tentaient de passer leurs barrages improvisés. Au moins 19 contestataires ont été interpellés, selon la police.

Dans sa version initiale, la police a rapporté que le policier, qui n’était pas en service lors des faits, avait été témoin d’une bagarre entre jeunes et avait tenté de s’interposer. Il s’était ensuite identifié comme policier. Les jeunes lui avaient alors jeté des pierres et l’homme, se sentant menacé, a ouvert le feu, selon la police. Mais d’autres jeunes présents et un passant ont assuré que le policier n’avait pas été agressé, ont rapporté les médias israéliens. Le policier a été assigné à résidence tandis qu’une enquête a été confiée aux services chargés de contrôler les agissements policiers, a déclaré le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld.

Magazine24 & AFP

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